Festival de Deauville : le Grand prix aux "Bêtes du sud sauvage"

Ce film américain est un conte philosophique sur fond de catastrophe en Louisiane.

A seulement 30 ans, Benh Zeitlin a reçu le Grand prix du festival de Deauville pour les \"Bêtes du sud sauvage\", son premier film.
A seulement 30 ans, Benh Zeitlin a reçu le Grand prix du festival de Deauville pour les "Bêtes du sud sauvage", son premier film. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

CINEMA - Les jurés du festival du cinéma américain de Deauville (Calvados) ont choisi un premier film. Le Grand prix de la 38e édition a été décerné samedi 8 septembre au film de Benh Zeitlin, Les bêtes du sud sauvage, qui a pour toile de fond une catastrophe en Louisiane.

Ce film raconte l'histoire d'Hushpuppy, une fillette de six ans vivant dans cet Etat du sud des Etats-Unis, confrontée à une étrange maladie dont est victime son père et à de brutales transformations de la nature. La hausse des températures entraîne une montée des eaux et le retour de surprenantes créatures préhistoriques. Dans l'univers de l'enfant, réalité et imaginaire se mêlent quand il s'agit d'appréhender cette catastrophe qui évoque irrésistiblement les conséquences du cyclone Katrina qui avait ravagé la Louisiane en 2005.

Ce film, en forme de conte philosophique, est le premier long métrage de Benh Zeitlin, jeune réalisateur de trente ans. Le jury, présidé par la comédienne Sandrine Bonnaire, a choisi ce film parmi quinze longs métrages dont sept premiers films et quatre qui n'ont pas encore trouvé de distributeur. La plupart de ces films, en premier lieu le long métrage couronné, étaient issus du jeune cinéma indépendant américain que ce festival cherche à promouvoir. Le film qui doit sortir en salles le 12 décembre a reçu aussi le prix de la révélation Cartier, dont le jury était présidé par l'écrivain, scénariste et réalisateur Frédéric Beigbeder.

Le prix du jury a été attribué à Una noche, film de Lucy Mulloy qui raconte l'histoire de Raul qui veut quitter Cuba et cherche à convaincre son meilleur ami de l'aider. Le prix de la critique internationale est revenu à The we and I, film de Michel Gondry se déroulant dans un bus rempli d'élèves d'un lycée du Bronx qui vont passer une partie de l'été ensemble et découvrir leurs facettes cachées.