Poitiers : des détenus sont membres du jury d'un festival de films documentaires

Au centre de détention de Poitiers-Vivonne, plusieurs détenus sont membres du jury du festival "Filmer le travail". Flo, une détenue, raconte son bonheur d'avoir un avis qui compte. 

Article rédigé par
Camille Belsoeur - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une détenue du centre de détention Poitiers-Vivonnes et membre du jury du festival "Filmer le travail".  (FRANCEINFO)

C'est une ouverture sur le monde, qui ressemble à une grosse bouffée d'oxygène pour les détenus du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne. Plusieurs personnes incarcérées dans ce centre sont en effet membres du jury du festival de films documentaires "Filmer le travail", qui se tient du 19 au 28 février

Flo, une détenue, est partie prenante du jury. Elle regarde les films et donne son avis sur chaque documentaire. "C'est important de donner son opinion. On était plusieurs détenus à le faire. On dit ce qu'on a pensé de chaque film. Ce qu'on a aimé et ce qu'on a moins aimé, et après on vote pour un film en particulier. J'aime bien participer à des activités", raconte t-elle.

À Poitiers, des détenus sont jury d'un festival documentaire

À la rencontre de nouveaux publics

Pour cause de Covid, les organisateurs n'ont pas pu tenir de projections en public. Mais des diffusions sur internet ont eu lieu et le succès était au rendez-vous avec à chaque fois environ 5000 téléspectateurs connectés en streaming. "C'est intéressant que le documentaire rencontre des publics différents, des publics de gens en détention, des scolaires, des gens qui n'ont pas l'habitude de voir des films documentaires. Quand on leur montre des films, on se rend souvent compte qu'ils sont surpris d'apprécier ces films et que ça génère des discussions", raconte Vincent Lapize, réalisateur intervenant pour le festival. 

Au centre de détention, Mélanie Forestier joue un rôle majeur. Cette coordinatrice socio-culturel du centre de détention fait le lien entre les détenus et le festival. "Cette année, le choix a été très très serré. Donc il faut confronter les idées. C'est avoir une voix qui compte. C'est un vote, ce n'est pas rien", conclut-elle. 

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