"Dans la ligne de mire", "Le bateau" : cinq films cultes de Wolfgang Petersen, le réalisateur allemand disparu à 81 ans

Le réalisateur Wolfgang Petersen est mort le 12 août dernier. Celui à qui l'on doit le mythique "Troie" laisse derrière lui un patrimoine cinématographique qui aura marqué toute une génération.



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France Télévisions Rédaction Culture
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Clint Eastwood campe le rôle d'un agent secret chargé de la sécurité du président des Etats-Unis dans "Dans la ligne de mire". (ARCHIVES DU 7EME ART / AFP)

Le réalisateur allemand Wolfgang Petersen est mort le 12 août dernier à l'âge de 81 ans, d'un cancer du pancréas. Nominé aux Oscars pour "Le bateau", Wolfgang Petersen laisse derrière lui une riche filmographie, faite de longs métrages le plus souvent célébrés par la critique, et ayant rencontré leur public. Certains sont devenus des véritables références dans leur genre, en voici cinq.

"Le Bateau" (1981)

Adapté du livre Das Boot (Le Styx en français) de Lothar-Günther Buchheim, Le Bateau est le quatrième long-métrage de Wolfgang Petersen. Inspiré de l’expérience professionnelle de Lothar-Günther Buchheim, alors journaliste à bord d’un sous-marin en 1941, le film nous plonge sous les mers à bord d’un navire subaquatique.

Le Bateau suit des sous-mariniers allemands envoyés depuis La Rochelle vers l'Atlantique Nord pour couler la flotte des Alliés. Ils étaient au départ 40 000, il n’en restera que 10 000. Pendant presque trois heures, le spectateur se laisse emporter par le rythme du récit, partagé entre moments calmes et pics de tension. Tout en finesse, Wolfgang Petersen suggère la violence de la guerre sans jamais la montrer. Le son métallique des habitacles et des explosions suffisent à nous bouleverser.

Le Bateau, considéré comme l’un des meilleurs films de sous-marins jamais réalisé, vaudra à Wolfgang Petersen deux nominations aux Oscars dans les catégories du Meilleur réalisateur et du Meilleur scénario adapté.

"L'Histoire sans fin" (1984)

Sorti en 1984, L'Histoire sans fin est adapté de la première moitié d’un roman jeunesse de Michael Ende. Bastien, un gamin de dix ans passionné de romans d’aventures, trouve refuge dans une librairie après que trois garçons l’aient racketté et mis dans une poubelle.Une fois exprimé son amour pour la lecture, le libraire lui parle du livre L'Histoire sans fin. Le garçon le dérobe et s’isole dans le grenier de son école pour plonger dans ce récit mirifique. Il y croisera des créatures les unes plus merveilleuses que les autres, rappelant l’univers bestiaire de Lewis Caroll.

En s’appuyant sur les débuts des effets spéciaux, Wolfgang Petersen réussit à brouiller la frontière entre le réel et la fiction. L'Histoire sans fin était considéré à l’époque comme le film le plus cher jamais produit en Allemagne. Ce film fascinera, et effraiera également à certains passages, toute une génération. Et au-delà, puisque récemment la chanson du générique a été reprise dans la dernière saison de la série évènement Stranger Things

"Dans la ligne de mire"

Sûrement l’un des poids lourds de la cinématographie du cinéaste allemand. Ce long métrage à intrigue politique, rythmé par la BO d’Ennio Morricone, repose sur un casting de haut vol avec Clint Eastwood dans le rôle d’un ancien agent secret américain chargé de la protection du président des Etats-Unis, inspiré de l’histoire de l’agent secret Clinton J. Hill. Face à lui, Mitch Leary un ex-tueur de la CIA campé par un extraordinaire John Malkovitch. Rongé par le remord, Frank Horrigan n’arrive pas à se pardonner de ne pas avoir réussi à déjouer l’assassinat de John F. Kennedy en 1963. 27 ans plus tard, lorsque Mitch Leary décide de s’en prendre au nouveau président, l’agent secret Frank Horrigan se jure de ne pas reproduire la même erreur. Les deux opposants vont alors se livrer à une véritable chasse à l’homme.

Si le scénario millimétré suit - brillamment - la structure classique d’un film d’action avec son suspense haletant, la réussite du film repose en grande partie sur la prestation de John Malkovitch dans la peau du psychopathe cruel aux mille et un visage.

"Air Force One"

Le général Alexander Radek, un dictateur au Kazakhstan considéré comme terroriste, est enlevé par un commando russo-américain, puis placé en prison. Triomphant, le président américain John Marshall, interprété par Harrison Ford, fait escale à Moscou. Accueilli en héros après avoir capturé le représentant d’un "régime meurtrier", John Marshall déclare officiellement la guerre au terrorisme. Accompagné de son épouse, de sa fille et de ses proches conseillers, John Marshall embarque à bord d’un Air Force One (l’avion présidentiel réservé aux présidents américains) pour rentrer à Washington. Mais au même moment, six terroristes déguisés en journalistes embarquent et attendent le décollage pour prendre le contrôle de l’appareil. Commence alors une prise d’otage haletante.

Comme à son habitude, Wolfgang Petersen réussit avec brio à mettre en images un récit dans lieu clos et exigu. Sous-marinier dans Le Bateau, le spectateur est ici un passager au plus proche de l’action.

Harrison Ford joue un président des Etats-Unis pris en otage à bord d'un Air Force One. (ALLOCINE)

"Troie"

Comment parler de Wolfgang Petersen sans citer Troie ? Dans ce film, le réalisateur revient sur un épisode inspiré de la mythologie antique et de l'Iliade d’Homère : la guerre de Troie. Hélène, alors reine de Sparte, est enlevée par Paris prince de Troie. Ménélas, son mari, demande à son frère Agamemnon, roi de Mycènes, de partir en guerre pour prendre le contrôle de Troie afin de sauver l’honneur familial. Alors qu’aucune armée n’a jamais réussi à pénétrer les murs de la cité, Achille joué par Brad Pitt, pourrait bien être le premier à réussir cet exploit.

Dans ce péplum héroïque au casting cinq étoiles, le duo d'ennemis Brad Pitt - Orlando Bloom crève l’écran. Sorti en 2004 et produit avec un budget de 175 millions de dollars, Troie signe le plus gros succès commercial de Wolfgang Petersen, rapportant 497 409 852 dollars au box-office.

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