"Crash Test Aglaé" : road movie initiatique et réjouissant

Parmi les comédies de l'été : "Crash test Aglaé" d'Eric Gravel, qui sort en salles mercredi 2 août. Pour notre journaliste Thierry Fiorile, c'est une jolie surprise sur un sujet grave : les délocalisations. 

India Hair, héroïne du film \"Crash Test Aglaé\" 
India Hair, héroïne du film "Crash Test Aglaé"  (JULIEN WARNAND / EPA)

Le réalisateur de "Crash Test Aglaé", Eric Gravel, part d'un postulat : tout dans son histoire sera absurde. A priori, la plus irrationelle, c'est l'héroïne du film : Aglaé, ouvrière dans un centre d'essai automobile. Obsessionnelle, elle adore son métier : tester la résistance des voitures. Lorsque la direction annonce que l'activité est délocalisée en Inde, elle demande donc à suivre le mouvement.

Un parcours initiatique aux accents de joli conte

Aglaé, étonnante India Hair, embarque ses copines, Yolande Moreau et Julie Depardieu. Mais elle sera la seule à aller au bout de ce road movie aux étapes réjouissantes. Parcours initiatique, c'est elle-même qu'Aglaé passe au crash-test. Au passage, le réalisateur démontre toute l'absurdité d'une époque : les délocalisations, le discours de la DRH, même les syndicats : tout y passe.

Ce joli conte permet d'oublier pendant une heure et demie que dans la vraie vie, il n'y a pas autant de place pour les rêves.