Cinéma : Patrick Dewaere, la vie intense d'une icône torturée

Publié Mis à jour
Cinéma : Patrick Dewaere, la vie intense d'une icône torturée
France 3
Article rédigé par
L. Hakim, Y. Moine, J. Sarfati, F. Fontaine - France 3
France Télévisions

40 ans après sa mort, Patrick Dewaere renaît dans un documentaire coréalisé par sa fille et Alexandre Moix, "Patrick Dewaere, mon héros". Lola tente de comprendre pourquoi son père, au sommet de sa gloire, a brutalement mis fin à ses jours le 16 juillet 1982. 

Dans le documentaire Patrick Dewaere, mon héros, Lola Dewaere explore les failles de son père, un acteur libre et sauvage qui n'a jamais su guérir ses blessures d'enfance. Une jeunesse d'acteur éprouvante, et une enfance abusée, étouffée dans un secret de famille destructeurs. Patrick Dewaere ne pensait même pas rester comédien. "[Il] a détesté le métier d'acteur, vraiment. Il était obligé, en fait, il n'avait pas le choix. Ils étaient six enfants, et les parents qui étaient au chômage lançaient leurs enfants sur scène, les bradaient en chair à spectacle", raconte Alexandre Moix, réalisateur et producteur du documentaire Patrick Dewaere, mon héros. 

Des amours contrariées

S'il reste comédien, sa vraie famille sera celle du café-théâtre, une troupe où il rencontre Miou-Miou, son grand amour à la ville comme à l'écran. Fragile et en quête d'absolu, Patrick Dewaere se met en danger quand ses rôles et sa propre vie ne font plus qu'un. Il ressent également un manque de reconnaissance, alors qu'il est courtisé pour faire les plus grands films et adulé par le public. Le 16 juillet 1982, il répète le rôle prometteur de Marcel Cerdan, pour un film de Claude Lelouch, puis rentre chez lui précipitamment. Sa femme l'aurait quitté pour son meilleur ami, Coluche. "Il va aller chercher la 22 Long Rifle que lui a offerte Coluche, et il va se tirer une balle dans la bouche", raconte Engerrand Guépy, auteur de Un fauve (Ed. Le Rocher). Aujourd'hui, nombre de comédiens regardent encore Patrick Dewaere comme un modèle. Ils envient son intensité, mais pas ses souffrances.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.