Cinéma : après Lego, les Playmobil deviennent à leur tour les héros d'un film

Doté d’un budget de 75 millions de dollars, un studio français fabrique à Montréal un film d’animation dont les personnages principaux sont des Playmobil, après le succès rencontré par "Lego, le film".

 Julien Bocabeille et Emmanuel Jacomet dans leurs locaux québécois.
 Julien Bocabeille et Emmanuel Jacomet dans leurs locaux québécois. (Laurent Valière / Radio France)
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Laurent ValièrefranceinfoRadio France

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Après le succès rencontré par Lego, le film, c’est au tour des Playmobil de faire leur cinéma : un studio français, On animation, fabrique à Montréal un film où ils seront les personnages principaux. Avec un budget hollywoodien de… 75 millions de dollars. À la réception, trois Playmobils géants accueillent le visiteur : hormis eux, rien n’indique qu’au premier étage de cet immeuble anonyme situé dans le centre-ville de Montréal, un film d'animation est en pleine fabrication dans les 400 mètres carrés en open-space. Et un silence impressionnant.

Organisation militaire et chaîne de production

"On parle un peu bas parce que c’est un espace de travail où chacun est dans son élément et sa mission, chuchote Emmanuel Jacomet, le producteur associé. Faire un film d’animation est un peu militaire : c’est une organisation huilée. Il y a des départements, des chefs de département, qui répondent à une chaîne de production." C'est il y a un an et demi que le producteur français du Petit Prince a débuté le développement de Playmobil le film à Los Angeles, après avoir conçu une série télé autour de ces personnages. Cette fois, on passe au cinéma, en se différenciant de Lego le film. "Lego est un super film, explique Emmanuel Jacomet. Il est fidèle à l’ADN de la marque de jouet, qui est un jouet de construction. L’univers de Playmobil est centré autour des histoires, de l’imagination."

Tout ce que je peux vous dire, c’est que notre film rendra hommage à la multitude des mondes Playmobil.

Emmanuel Jacomet, producteur associé

Derrière le bureau du directeur de l'animation, Julien Bocabeille, trône le poster d'une île avec les différents mondes où devrait se dérouler l'histoire aux noms évocateurs : "espionnage", "Constantinople"... Julien Bocabeille est français, issu de la prestigieuse école des Gobelins. Après dix années passées chez Dreamworks, son rôle est ici de déterminer comment bouge un Playmobil à l'écran. "Les Playmobil sont des jouets limités, indique le directeur de l'animation. Il n’y a que deux axes de rotation sur les bras. Les jambes ne plient pas, les coudes non plus. Donc c’est un peu compliqué." 

Le film devrait sortir dans un an et demi

"Nos Playmobil à nous sont des Playmobils auxquels on ajoute 20% de magie, poursuit Julien Bocabeille. Ils plient les genoux et les coudes mais ils restent limités pour rester fidèles au jouet." Le réalisateur de Playmobil le film, l’Américain Lino di Salvo, a travaillé sur Raiponce et la Reine des Neiges chez Disney. Il apporte son savoir-faire pour bâtir des histoires. Les animateurs viennent, eux, des Etats-Unis, de France, mais aussi du Québec, puisque Montréal est devenu un lieu important de l'animation. Le film devrait sortir dans un an et demi.

Cinéma : après Lego, les Playmobil deviennent à leur tour les héros d'un film
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