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"Brooklyn Village" : la "boboïsation" des villes vue par Ira Sachs

La gentrification des grandes villes, ou comment l'arrivée des "bobos" dans certains quartiers pousse les populations moins fortunées vers la périphérie, c'est une réalité quotidienne et c'est le thème de "Brooklyn Village" de l'américain Ira Sachs, qui sort en salles mercredi 21 septembre, un film subtil, et c'est un film franceinfo.

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Radio France
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Michael Barbieri et Theo Taplitz, les deux adolescents de Brooklyn VIllage (dr)

Avec Ira Sachs il n'y a jamais de gentils contre des méchants, tout est subtil, sans jugement, même si ce qu'il dépeint est violent. Quand une famille, sympathique, quitte Manhattan pour habiter dans la maison héritée du grand-père à Brooklyn, le fils devient très vite ami avec un garçon de son âge dont la mère, chilienne, occupe la boutique du rez-de-chaussée. Mais les nouveaux propriétaires veulent augmenter le loyer, ils ont besoin d'argent et Ira Sachs, tout en finesse, évoque ce conflit entre classes moyennes, à hauteur d'enfant. 

J'ai de l'empathie pour tous les personnages du film, en tant que parent, je me demande ce que les enfants apprennent de nous

Ira Sachs

C'est dans un silence dérangeant que ce conflit va aboutir, avec Ira Sachs la "boboïsation" des quartiers populaires est traitée loin des caricatures habituelles. Le réalisateur qui vit depuis 25 ans à New York, reconnait qu'il est lui-même un "bobo", "la question, dit-il, c'est de savoir les risques que l'on est prêt à prendre pour être moins bourgeois".

Pour France Info, Thierry Fiorile a vu "Brooklyn village" d'Ira Sachs
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