Alcoolique, James Bond risque la cirrhose du foie, selon des médecins

Les praticiens ont parcouru douze romans des aventures de l'espion de Ian Fleming pour calculer son alarmante consommation. 

Sean Connery (James Bond) et Honor Blackman (Pussy Galore), dans \"Goldfinger\" (1964). 
Sean Connery (James Bond) et Honor Blackman (Pussy Galore), dans "Goldfinger" (1964).  (D.R.)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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"Il est connu pour aimer les cigarettes, l'alcool et les femmes, et sa phrase fétiche est 'vodka Martini, secoué, pas mélangé'". James Bond vit dangereusement, mais il a plus à craindre de son foie que du docteur No. Selon un groupe de médecins britanniques, auteurs d'une étude originale publiée jeudi 12 décembre dans la revue médicale britannique BMJ (lien en anglais), le héros des romans de Ian Fleming est un alcoolique invétéré, qui descend 92 unités d'alcool en moyenne par semaine. Une unité d'alcool en Grande-Bretagne équivaut à 10 ml ou 8 grammes d'alcool pur (contre 10 grammes dans les autres pays).

"La consommation d'alcool hebdomadaire par James Bond est quatre fois plus élevée que la dose maximale souhaitable pour un homme adulte", selon Patrick Davies, pédiatre à l'hôpital public de Nottingham, cosignataire de l'article.

L'OMS place la limite à 3 verres de vin par jours

Les trois médecins ont passé au crible douze romans afin de tenir un compte précis de la consommation alcoolique du héros. Ils ont recensé un total de 1 150 unités d'alcool consommées par 007. En excluant du calcul les jours d'emprisonnement, d'hospitalisation ou de convalescence, durant lesquels on peut supposer que Bond ne boit pas, l'agent a donc ingurgité 736 grammes d'alcool par semaine. Or, l'Organisation mondiale de la santé place à 210 grammes par semaine (soit 3 verres de vin par jour), la limite au-delà de laquelle la consommation est considérée comme excessive. Au-delà de 420 grammes, elle devient "nocive."

A ce rythme, 007 présente un "risque considérable de développer une maladie du foie, une cirrhose, de devenir impuissant ou d'avoir d'autres problèmes de santé liés à l'alcool, ou encore de se blesser sérieusement et de mourir en raison de son alcoolisme", selon l'article.

Ils suspectent donc la fameuse phrase de Fleming sur le Martini, "secoué pas mélangé", de faire référence aux "tremblements de mains induits par l'alcool".