A l’affiche du film “Les Survivants”, l’actrice iranienne Zar Amir Ebrahimi a dû fuir son pays

Publié
Elle interprète une réfugiée afghane dans le film “Les Survivants” de Guillaume Renusson. Une histoire qui fait écho à la sienne puisqu’elle a dû fuir l’Iran il y a 15 ans. L’actrice Zar Amir Ebrahimi nous raconte.
BRUT.
Article rédigé par Brut.
France Télévisions
Elle interprète une réfugiée afghane dans le film “Les Survivants” de Guillaume Renusson. Une histoire qui fait écho à la sienne puisqu’elle a dû fuir l’Iran il y a 15 ans. L’actrice Zar Amir Ebrahimi nous raconte.

Il y a 15 ans, alors qu’elle est une actrice connue en Iran, une vidéo intime de Zar Amir Ebrahimi avec son petit ami de l’époque est diffusée sur internet. Démarre un parcours du combattant pour la jeune femme. “Dans un pays religieux comme l’Iran, c’était pas facile de se retrouver aux centres des discussions. Il y avait deux options : soit je me suicidais, soit je restais et ça allait devenir le plus grand film de ma vie” se souvient l’actrice. 

Pour le gouvernement iranien, elle, qui incarnait jusqu’ici “une actrice télé qui représentait leur pensée, avait fait des bêtises et devrait être punie pour donner l’exemple” explique la jeune femme. “Cela a été 6 mois d’interrogatoires tous les jours. Ils ne pouvaient pas m’arrêter ni me mettre en prison parce que j’étais assez connue”.

La révolution en Iran est en marche selon Zar Amir Ebrahimi

L’actrice n’a plus la possibilité de travailler. On essaye de couper les ponts qu’elle a avec les personnes qui l’entourent. On la dissuade de sortir de chez elle. “Je voulais partir. J’avais besoin d’un visa”. Zar Amir Ebrahimi rejoint la France en tant que réfugiée. 15 ans plus tard, elle interprète une femme réfugiée afghane dans le film “Les Survivants”. Un film et une histoire qui résonnent plus particulièrement en elle. “Ce film m'a permis de faire le deuil de mon pays comme immigrée, pour tout ce que j’ai laissé derrière”.

Concernant “la révolution” comme elle l’appelle, qui a lieu dans son pays d’origine, depuis la mort de Mahsa Amini en septembre dernier, Zar Amir Ebrahimi se dit “optimiste”. “On est tous un peu surpris par ce progrès qu'on voit. Je pense qu’on n'a jamais atteint ce stade-là. Je ne pense pas qu'une marche arrière soit possible, il n’y en aura pas. On a tourné une page”.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.