Charlize Theron : "C’est important de rester en phase avec la condition humaine"

Sous Les Projecteurs, c'est le rendez-vous quotidien de France Info avec ceux qui font l'événement chaque jour sur la Croisette. Pleins feux sur l'héroïne de "Mad Max : Fury Road", l'actrice sud-africaine Charlize Theron. Une icône glamour qui prend plaisir à se transformer à chaque rôle, mais aussi une actrice qui voit l'engagement humanitaire comme une façon de nourrir son métier.

(Charlize Theron au 68e Festival de Cannes © REUTERS/Benoit Tessier)

Cette année, Charlize Theron est Furiosa. Crâne rasé, un bras en moins, le front noirci à la graisse... Entre grosses cylindrées et poursuite à cent à l'heure dans le désert, ce nouveau Mad Max , 30 ans après le dernier, n'épargne pas l'actrice sud-africaine. En 20 ans de carrière et plusieurs montées des marches à Cannes, Charlize Theron a souvent fait le grand écart. Le glamour pour les tapis rouges, mais l'investissement dans les rôles. Son grand rôle, qui lui vaudra un Oscar en 2004, c'est dans Monster qu'elle le trouve.

Une histoire singulière

Charlize Theron est une Sud-africaine née en plein apartheid, mais aussi une jeune fille qui voit sa mère abattre son père qui la battait. Une enfance qui lui donne envie de s'engager. "C’est ça qui nourrit votre âme, et fait de vous une vraie personne ! Vous savez, j’adore mon travail, mais je crois qu’il y a des choses qui le rendent encore meilleur. C’est important pour moi de rester en phase avec la condition humaine ; ce n’est pas que je veuille sauver le monde, mais étrangement, c’est le monde qui me sauve, " explique Charlize Theron.

Un fort engagement humanitaire

Ambassadrice auprès des Nations unies, Charlize Theron est très présente sur le front humanitaire. En Afrique du Sud bien sûr, mais aussi en République centrafricaine et ailleurs sur le continent, avec son association Africa Outreach Project. Une actrice consciente, et qui voit souvent dans les rôles qu'elle choisit des liens avec ce qu'elle vit. "Je ne peux pas dire que je choisis mes rôles en calculant, mais c’est vrai que je peux voir une corrélation avec ce que je vis. Par exemple, avant de tourner Mad Max je suis allée en République démocratique du Congo, pour y passer deux semaines avec les Nations unies, et il y a tellement de liens avec le film. Par exemple ces jeunes filles vendues, volées à leurs familles par des seigneurs de guerre, comme dans le film… Vous pouvez toujours trouver des liens, parce que l’homme est partout pareil. "

Glamour, inaccessible et hollywoodienne, mais aussi réfléchie et ouverte sur le monde, Charlize Theron multiplie les contre-pieds. Pour la troisième fois à Cannes pour présenter un film, après The Yards et Moi , Peter Sellers , la Sud-africaine est comme à chaque fois très attendue sur les marches, pour un Mad Max qui la révèle une nouvelle fois sous un nouveau visage.

Sous les projecteurs : Charlize Theron. Le reportage de Yann Bertrand
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