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Une fresque du festival "Street Art Fest" à Grenoble fait polémique

Une fresque réalisée dans le cadre d'un festival de street-art à Grenoble a fait réagir policiers et politiques. L'oeuvre qui représente deux policiers en train de battre à coups de matraque une Marianne à terre a d'ailleurs été taguée dans la nuit de lundi à mardi.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 ("L'Etat matraquant la liberté"- Grenoble France 2016 © Capture écran www.goinart.net)

Une fresque, réalisée sur un mur de Grenoble, représentant une Marianne à terre, matraquée par des policiers, suscite une polémique. L'oeuvre a été peinte dans le cadre d'un festival de street-art, le "Street Art Fest", subventionné par la mairie écologiste. C'est l'artiste Goin qui en est l'auteur. Elle est intitulée "l'Etat matraquant la liberté". 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a demandé au maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, de retirer cette fresque. Eric Piolle invoque la liberté d'expression. David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, "n'apprécie pas que monsieur Cazeneuve se réfugie derrière les forces de l'ordre et derrière la police pour donner un message politique. Ce tte demande c'est une nouvelle preuve, selon lui, de la dérive autoritaire du gouvernement. 

David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts
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Nicolas Comte, secrétaire général adjoint et porte-parole d'Unité SGP Police FO, est scandalisé et attend un geste du maire de Grenoble.

Nicolas Comte, d'Unité SGP Police FO
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