Rétrospective Keith Haring à Paris

Deux espaces culturels de la capitale rendent hommage au prince du street art à travers une double exposition.

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Tout le monde connaît les petits personnages naïfs de Keith Haring (dont voici un autoportrait). Mais peu de gens savent que ces silhouettes au trait sont les expressions esthétiques d'un des dessinateurs les plus doués et les plus engagés des années 1980. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Pour mieux comprendre son travail et son engagement, la ville de Paris propose de découvrir Keith Haring à travers deux expositions complémentaires, au musée d'Art moderne et à l'espace culturel CentQuatre. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche, sur sculptures et sur les objets les plus variés, cette double exposition est l’une des plus importantes jamais réalisées sur cet icône du Pop art. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Au musée d'Art moderne, on découvre au fil des salles combien Keith Haring était un artiste engagé, en lutte dès ses premières œuvres contre "le système". ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Virtuose du dessin, qu’il pratiquait à haute dose depuis l’enfance, Keith Haring était un génie de la ligne. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Travailleur incessant et rapide, il a énormément produit, réalisant ses œuvres sur de multiples supports (ici, un sarcophage). ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Ses "subway drawings" réalisés dans le métro, ses peintures, ses dessins et ses sculptures, étaient toujours porteurs de messages de justice sociale, de liberté individuelle et de changement. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Subversif et militant, Keith Haring avait, depuis son plus jeune âge, envie de transformer le monde. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Il a détourné les icônes de l'histoire de l'art comme la statue de la Liberté ou la Petite Sirène de Copenhague, dont il a recouvert la réplique en plâtre d'émail fluorescent. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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En utilisant délibérément la rue et les espaces publics pour s’adresser au plus grand nombre, il n’a cessé toute sa vie de lutter contre le racisme, le capitalisme et toutes les formes d'injustices. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Parmi les figures récurrentes de l'œuvre de Haring, le billet vert ou tout autre symbole américain comme Coca-Cola ou Mickey, qu'il s'amuse à détourner. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Toutefois, conscient de l'ambiguïté de l'argent, il ouvre en 1988 à Tokyo, dans un container, le Pop Shop, dans lequel il commercialise des objets réalisés à partir de ses dessins. FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Le Pop Shop est à découvrir à l'espace culturel CentQuatre, où sont également exposés les œuvres grand format de Keith Haring. FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Parmi elles, les célèbres "10 commandements", dix spectaculaires panneaux de sept mètres de haut, réunis dans une salle. FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Keith Haring s'est également mobilisé contre la menace de guerre atomique ou la destruction de l’environnement. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Parmi ses autres combats, celui contre la domination de l'homme blanc. Il a notamment dénoncé l’Apartheid en Afrique du sud. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Homosexuel, il consacre ses dernières œuvres à combattre l'homophobie et l’épidémie du sida. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Lorsqu'il apprend en 1988 qu'il est atteint de cette maladie, il décide de militer, à travers ses œuvres, pour le "safe sex". Il meurt du sida le 16 février 1990, deux ans après Jean-Michel Basquiat, avec qui il partageait ce goût du graffiti et ce talent hors du commun. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
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Rétrospective Keith Haring au musée d'Art moderne de la ville de Paris (16e), du 19 avril au 18 août. Ouvert tous les jours sauf le lundi. Entrée : 11 euros. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO
2020
Egalement au CentQuatre à Paris (19e) jusqu'au 18 août. Entrée : 8 euros. ELODIE DROUARD / FRANCETV INFO