Témoignages essentiels sur l'état du monde, les projections photos de "Visa pour l'Image" se réinventent en version intime et numérique

Les grandes soirées de projections du festival de photojournalisme, très prisées des festivaliers, ont été supprimées et réinventées.

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France Télévisions Rédaction Culture
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HERAT | AFGHANISTAN | 04/01/2019 | THEY KILLED THEIR HUSBANDS. NOW IN PRISON, THEY FEEL FREE. Nafas (20) cares for the new born baby of one of the prison guards. Most female guards working inside the prison are not educated and have kids. They bring in the younger kids to the prison and pay very little money to their trusted prisoners to care for them while they're on duty. (KIANA HAYERI for THE NEW YORK TIMES)

Il y a ce rire éclatant d'une jeune détenue afghane, un bébé dans les bras. La photographie de Kiana Hayeri illustre un article du New-York Times sur ces femmes soulagées d'être en prison après avoir tué leur mari.

Il y a cette photo presque irréelle, où l'on distingue dans un nuage de fumée, au beau milieu d'une autoroute déserte, la silhouette d'un manifestant faisant rouler un énorme pneu. Nous sommes aux premiers jours du soulèvement populaire au Liban, c'était en octobre 2019. Le cliché est signé Diego Ibarra Sanchez.

Beirut, Lebanon. October 18th, 2019. The beggining of the revolution. First day. A protester throws a tyre on to a fire to block a road during a protest in north of Beirut, Lebanon Lebanon. Diego Ibarra Sánchez for The New York Times (DIEGO IBARRA SÁNCHEZ / ASSIGNMENT ID: 30239219A)

Il y a aussi ces réfugiés afghans saisis par Niklas Meltio. Ils tentent de trouver refuge pour une nuit dans une étable abandonnée avant de tenter la traversée de la frontière entre la Croatie et la Bosnie.

Afghans spending night in the mountains in abandoned stable before attempting to cross to Croatia. (NIKLAS MELTIO)

Il y a encore ce regard fier capturé par le photographe Karl Mancini. Sur la place de la Dignité à Santiago du Chili, une femme maquillée en clown tient un drapeau noir, symbole de la protestation contre les violences perpétrées par les forces de l'ordre.

VIVIR PARA CONTARLO - Santiago de Chile. A clown-clad protester holds a totally black flag of Chile in Plaza de la Dignidad (former Plaza Italia) in memory of the street artist girl arrested by the Chilean police and found a few days later hanged in a park in the capital after being repeatedly raped. The black flag is a sign of mourning for the violence perpetrated by law enforcement and the state during the days of repression. (KARL MANCINI)

Ces clichés et tant d'autres, en prise avec les maux du monde, sont habituellement projetés chaque soir au cloître du Campo Santo de Perpignan devant près de 2500 spectateurs. Elles viennent compléter la vingtaine d'expositions de Visa pour l'image. Mais cette année, coronavirus oblige, le festival du photojournalisme doit limiter sa fréquentation.

Des portfolios virtuels

On pourra donc admirer les clichés dans la chapelle de la Funéraria, limitée à une centaine de places, mais aussi et surtout sur internet. Ces portfolios virtuels sont une première. "Ce que je trouve intéressant dans cette projection virtuelle, explique le directeur du festival Jean-François Leroy, c’est qu’on va toucher des publics en Amérique du Sud, au Canada, en Asie, en Australie qui n’ont pas l’occasion ni les moyens de venir à Perpignan et qui vont découvrir en ligne ce que c’est que Visa pour l’Image." 

Pour conserver la magie de l'instant, les vidéos en ligne sont disponibles 24 heures seulement.

"Visa pour l'image"
Du 29 août au 13 septembre 2020

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