Les 18e "Promenades photographiques" de Vendôme invitent à la contemplation

Publié
France 3 Orléans / C. Le Dréan / G. Grichois / P. Lordon
Article rédigé par
Margaux Bonfils - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture

Le rendez-vous de la photographie reprend ses quartiers dans le Loir-et-Cher. Une 18e édition baptisée "In situ-Paysage(s)" qui invite les visiteurs à découvrir de nouveaux horizons.

Bonne nouvelle pour les amoureux de l’image, les Promenades photographiques de Vendôme sont de retour. C’est le thème In situ-Paysage(s) qui a été choisi pour rythmer cette nouvelle année, une invitation à la découverte des panoramas “urbains, ruraux et humains”.

Jusqu’au 27 août, une trentaine d’artistes exposent leur art à travers la ville et ses alentours comme à Blois et Sargé-sur-Braye. À son habitude, le festival mise sur une programmation variée et internationale avec des photographes déjà reconnus qui côtoient des jeunes talents.   

Enjeux contemporains 

Du côté des grands noms, on retrouvera l'ex-photographe de guerre Christine Spengler qui présente ici une autre facette de son travail : des images surréalistes en couleur. “Ce sont de photos du retour de chacun de ses voyages, de manière à conjurer la guerre et à exprimer le sang qui coule sur ses terrains”, précise Odile Andrieu, directrice du festival. À l’inverse du côté de la nouvelle génération se trouve le collectif Delta. Ce groupe d’anciens étudiants du Campus international de Vendôme s’empare de la chapelle Saint-Jacques pour inviter les curieux à une déambulation artistique.

Les jeunes émergents soulèvent des enjeux contemporains, le polyamour pour Robert Bui, l’écologie à travers l’objectif de Mathilde Dekeukelaere et la crise migratoire toujours au cœur de l’actualité. “Je veux montrer que les réfugiés vivent dans la misère au milieu de nulle part. Ils vivent dans des camps ou des squats et pourtant malgré ça, ils essaient de mener une vie normale”, ajoute Louise Schmidt photographe allemande qui a immortalisé un camp à la frontière de la Croatie et de la Bosnie. 

Films photographiques 

Au total, une vingtaine d’expositions sont à découvrir tout au long du festival. Deux films photographiques viendront compléter les festivités. Paradise de Maxime Riché retracera les témoignages des survivants du mégafeu Camp Fire qui a ravagé la petite ville californienne en 2018, entraînant la mort de 85 personnes. Ainsi que le court-métrage Roots of the heart grow together, sur la quête de racines familiales de l’artiste Valentin Sidorenko. 

Promenades photographiques, Vendôme, Blois et Sargé-sur-Blaye, jusqu'au 27 août, 5 euros, gratuit - de 18 ans.

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