La photographe Corinne Mercadier invitée d'honneur des rencontres de la jeune photographie internationale de Niort

C'est un nom qui compte dans l'univers de la photographie contemporaine, Corinne Mercadier est, cette année, l'invitée d'honneur des rencontres de la jeune photographie internationale de Niort. Dessins de préparation, objets et photographies inédites, 20 ans de travail à découvrir jusqu'au 26 mai 2018 à la Villa Perrochon.

Les rencontres Internationales de la jeune photographie de Niort, invitent cette année la photographe Corinne Mercadier pour une exposition inédite à la Villa Perrochon (Solo, la jetée 1, 2012)
Les rencontres Internationales de la jeune photographie de Niort, invitent cette année la photographe Corinne Mercadier pour une exposition inédite à la Villa Perrochon (Solo, la jetée 1, 2012) (Corinne Mercadier)
Depuis 24 ans, les rencontres de la jeune photographie de Niort (Deux-Sèvres) constituent un rendez-vous majeur pour tous les photographes en passe de devenir professionnels. Le festival, qui se déroule du 7 mars au 26 mai 2018, est à la fois un espace de résidence et un temps pour l'exposition. Cette année, la photographe Corinne Mercadier est l'invitée d'honneur de l'événement. Passeur de savoirs, la plasticienne fait aussi l'objet d'une exposition inédite à la villa Perrochon. 

Reportage : G. Duval / A. Morel / P. Ritaine

Mise à nue photographique 

La villa Perrochon rend hommage à l'univers iconographique de la photographe Corinne Mercadier. L'exposition "Satellites" n'est pas seulement un accrochage des photos de l'artiste, elle est surtout une plongée profonde dans la méthode qui entoure l'acte photographique.

Notes, dessins, esquisses, l\'exposition de la Villa Perrochon dévoile le travail qui précède l\'acte photographique
Notes, dessins, esquisses, l'exposition de la Villa Perrochon dévoile le travail qui précède l'acte photographique (France 3 / Culturebox )
Dessins préparatoires, objets, carnets de notes, cette introspection dans les coulisses de la création met à nu l’artiste et ses secrets. "Il y a aussi ces images 'douteuses', qui ont un intérêt mais pas assez pour porter quelque chose sur le mur", confie la photographe. 
Le parcours non chronologique propose d'une part des photos anciennes et récentes, montre des œuvres connues et des éléments jamais présentés au public. En noir et blanc ou en couleur, l'élégance et l'horizon se répondent à l'infini. 
Extrait de la série Longue distance, Devant l’escalier de verre, 2017
Extrait de la série Longue distance, Devant l’escalier de verre, 2017 (Corinne Mercadier)

Un temps pour la résidence

Sous l'œil attentif de Corinne Mercadier, les huit jeunes photographes retenus pour les ateliers de l'édition 2018, impriment leurs œuvres. La résidence se déroule sur une période de dix-huit jours durant laquelle les artistes venus du monde entier réalisent leur photo de A à Z. Prise de vue, en numérique ou en argentique, tirage, passage en laboratoire, retouche et édition, le temps est compté.
Les résidences des Rencontres de Niort, un moment essentiel pour la transmission des savoirs 
Les résidences des Rencontres de Niort, un moment essentiel pour la transmission des savoirs  (France 3 / Culturebox )
Après le travail, l'heure est à l'exposition. Ils figurent aux côtés des autres artistes émergents de la photographie contemporaine mis en lumière festival de Niort. Une vingtaines d'expositions est à découvrir dans les différents lieux culturels de la ville.
\"Head in coulds\" - Laura Bonnefous vit et travaille à Paris. A travers une photo - graphie plasticienne mettant l’accent sur les espaces qu’elle rencontre et ceux qu’elle recrée en studio, c’est une pratique sculpturale de la photographie qu’elle nous propose. A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
1/11 "Head in coulds" - Laura Bonnefous vit et travaille à Paris. A travers une photo - graphie plasticienne mettant l’accent sur les espaces qu’elle rencontre et ceux qu’elle recrée en studio, c’est une pratique sculpturale de la photographie qu’elle nous propose. A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30LAURA BONNEFOUS
« Ce qui m’intéresse photographiquement ce sont nos racines, notre(nos) arbre(s) généalogique(s), l’enfance, le souvenir inventé qui vient d’elle et cette mythologie propre que nous construisons avec les morceaux manquants, comme aussi l’absence, la disparition et les fissures du temps. Mon travail est un lieu entrouvert, intime, où les images se confondent avec les mots, qu’ils soient écrits ou non, où le réel et l’irréel cohabitent. » Nia Dielda - Extrait de la série Maleza, 2017- A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
2/11 « Ce qui m’intéresse photographiquement ce sont nos racines, notre(nos) arbre(s) généalogique(s), l’enfance, le souvenir inventé qui vient d’elle et cette mythologie propre que nous construisons avec les morceaux manquants, comme aussi l’absence, la disparition et les fissures du temps. Mon travail est un lieu entrouvert, intime, où les images se confondent avec les mots, qu’ils soient écrits ou non, où le réel et l’irréel cohabitent. » Nia Dielda - Extrait de la série Maleza, 2017- A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30 NIA DIELD
Isabelle Ha Eav est originaire de Paris. Ses créations sont des retranscriptions d’expériences et de dialogues entre la matérialité du support photographique et  et son inscription dans l’espace.  Extrait de la série Howl, 2017 - A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
3/11 Isabelle Ha Eav est originaire de Paris. Ses créations sont des retranscriptions d’expériences et de dialogues entre la matérialité du support photographique et  et son inscription dans l’espace.  Extrait de la série Howl, 2017 - A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30ISABELLE HA EAV
Manon Lanjouère est née en 1993, vit et travaille à Paris. Son travail guidé par la lecture s’attache à dépeindre des mondes fictifs. Des mondes qui lui permettent de raconter ses expériences personnelles avec un certain détachement, dans l’espoir de pouvoir ainsi permettre au spectateur de s’approprier ces histoires. A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
4/11 Manon Lanjouère est née en 1993, vit et travaille à Paris. Son travail guidé par la lecture s’attache à dépeindre des mondes fictifs. Des mondes qui lui permettent de raconter ses expériences personnelles avec un certain détachement, dans l’espoir de pouvoir ainsi permettre au spectateur de s’approprier ces histoires. A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30MANON LANJOUÈRE
Dina Oganova est une photographe documentaire géorgienne free-lance travaillant à des projets personnels sur le long terme principalement en Géorgie et dans les pays de l’ex-bloc sovietique. La série \"I\'m Georgia\" relate son attachement profond à ses racines. \"C’est un pays de rêve. I Am Georgia c’est mon projet de vie.\" A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
5/11 Dina Oganova est une photographe documentaire géorgienne free-lance travaillant à des projets personnels sur le long terme principalement en Géorgie et dans les pays de l’ex-bloc sovietique. La série "I'm Georgia" relate son attachement profond à ses racines. "C’est un pays de rêve. I Am Georgia c’est mon projet de vie." A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30DINA OGANOVA
Negar Yaghmaian est Iranienne. Sa série \"The Blind\" raconte le quotidien, parfois difficile, de douze jeunes femmes qui ont choisi de vivre seule. Elles font face à de nombreux préjugés négatifs et obstacles sociaux. \"En tant que femme faisant face au même problème, je me suis intéressée à ce sujet.\" A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
6/11 Negar Yaghmaian est Iranienne. Sa série "The Blind" raconte le quotidien, parfois difficile, de douze jeunes femmes qui ont choisi de vivre seule. Elles font face à de nombreux préjugés négatifs et obstacles sociaux. "En tant que femme faisant face au même problème, je me suis intéressée à ce sujet." A Hôtel-de-Ville de Niort du 14 avril au 26 mai 2018 du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30NEGAR YAGHMAIAN
Françoise Beauguion travaille principalement autour de la mer Méditerranée, en Europe, au Maghreb et au Proche-Orient où elle interroge la place et le rôle du photographe et où elle remet en question les idées préconçues de sujets d’actualité tels que la place de l’islam en France ou les migrations vers l’Europe. Extrait de la série Exils, 2017 - Moulin du Roc du 7 mars au 19 mai
7/11 Françoise Beauguion travaille principalement autour de la mer Méditerranée, en Europe, au Maghreb et au Proche-Orient où elle interroge la place et le rôle du photographe et où elle remet en question les idées préconçues de sujets d’actualité tels que la place de l’islam en France ou les migrations vers l’Europe. Extrait de la série Exils, 2017 - Moulin du Roc du 7 mars au 19 maiFRANÇOISE BEAUGUION
\"Andrée a 89 ans. Encore debout. Si petite, si mince, si fragile mais debout. Elle en a bavé Andrée. Elle a connu la guerre, l’occupation. Elle a vu mourir sa famille. La maladie, la vieil - lesse. Ils ne sont plus là. Et puis les amours qui s’éloignent. Qui parfois reviennent, ou pas. Elle, elle est encore là. Elle fait face à cette putain de chienne de vie qui ne lui a pas fait beaucoup de cadeaux. Mais elle ne veut pas qu’on ait pitié, Andrée ! Circulez!\" Extrait de la série Les profondeurs du cœur, 2017 - Espace d’arts visuels Le Pilori
8/11 "Andrée a 89 ans. Encore debout. Si petite, si mince, si fragile mais debout. Elle en a bavé Andrée. Elle a connu la guerre, l’occupation. Elle a vu mourir sa famille. La maladie, la vieil - lesse. Ils ne sont plus là. Et puis les amours qui s’éloignent. Qui parfois reviennent, ou pas. Elle, elle est encore là. Elle fait face à cette putain de chienne de vie qui ne lui a pas fait beaucoup de cadeaux. Mais elle ne veut pas qu’on ait pitié, Andrée ! Circulez!" Extrait de la série Les profondeurs du cœur, 2017 - Espace d’arts visuels Le PiloriEMMANUELLE BRISSON
\"À quelques kilomètres de Bordeaux, l’estuaire de la Gironde abrite un chapelet d’îles, peu connu des Aquitains. Familière de cet archipel depuis quelques années, la disparition de l’île de Trompeloup au large de Pauillac il y a trois ans, a été l’élément déclencheur et le point de départ de mes premières images.\" Extrait de \"Voyages insulaires\" de Maitetxu Etcheverria - Pavillon Stéphane Grappelli
9/11 "À quelques kilomètres de Bordeaux, l’estuaire de la Gironde abrite un chapelet d’îles, peu connu des Aquitains. Familière de cet archipel depuis quelques années, la disparition de l’île de Trompeloup au large de Pauillac il y a trois ans, a été l’élément déclencheur et le point de départ de mes premières images." Extrait de "Voyages insulaires" de Maitetxu Etcheverria - Pavillon Stéphane GrappelliMAITETXU ETCHEVERRIA
\"Du 1 juillet 2006 jusqu’au 2 avril 2015, j’ai photographié tous les jours, sauf à quelques rares exceptions, et j’ai posté sur mon site web une photo par jour. Ce qui a commencé comme une sorte de jeu et un petit défi personnel, est vite devenu plus qu’une simple habitude, presque un besoin viscéral, une forme d’exercice rituel, à la fois mental et physique.\" Extrait série Walking Dog - Paul Muse à la Galerie nomade
10/11 "Du 1 juillet 2006 jusqu’au 2 avril 2015, j’ai photographié tous les jours, sauf à quelques rares exceptions, et j’ai posté sur mon site web une photo par jour. Ce qui a commencé comme une sorte de jeu et un petit défi personnel, est vite devenu plus qu’une simple habitude, presque un besoin viscéral, une forme d’exercice rituel, à la fois mental et physique." Extrait série Walking Dog - Paul Muse à la Galerie nomadePAUL MUSE
Née à Venise, Margherita vit et travaille à Paris. Pour la  série \"God, how shall I pray?\", ses images reprennent le principe des icônes chrétiennes comme si elles cherchaient vainement à gagner l’immortalité de ces figures hors du temps. A l\'Atelier du cadre du 28 mars au 28 avril
11/11 Née à Venise, Margherita vit et travaille à Paris. Pour la  série "God, how shall I pray?", ses images reprennent le principe des icônes chrétiennes comme si elles cherchaient vainement à gagner l’immortalité de ces figures hors du temps. A l'Atelier du cadre du 28 mars au 28 avrilMARGHERITA MURITI