L'Institut pour la photographie de Lille accueille les fonds de Bettina Rheims, Agnès Varda et Jean-Louis Schoellkopf

L'Institut pour la photographie de Lille s'enrichit de trois fonds importants de photographes, et de milliers de livres de photographie.

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France Télévisions Rédaction Culture
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A gauche, Bettina Rheims, "Autoportrait en Alaïa", février 1989, Paris - Au centre, Agnès Varda, "Autoportrait morcelé", 2008 - A droite, Jean-Louis Schoellkopf, "Autoportrait", mai 2021 (A gauche © Bettina Rheims - Au centre © succession Varda - A droite © Andrea Keen)

Le nouvel Institut pour la photographie de Lille va accueillir les fonds photographiques de Bettina Rheims, de Jean-Louis Schoellkopf et d'Agnès Varda, et a annoncé mercredi 16 juin que sa bibliothèque sera un lieu de référence pour l'édition, grâce à une généreuse donation de plus de 25 000 livres de photographie d'un collectionneur privé.

Les archives de ces trois photographes français, qui "rendent compte de la diversité des domaines d'activité de la photographie selon des approches esthétiques bien distinctes" seront aussi "une ressource importante pour l'étude critique de notre société des années 1940 à nos jours", estime l'Institut dans un communiqué.

"Avec ces fonds, l'Institut pour la photographie confirme son ambition patrimoniale et son rôle majeur dans le paysage photographique", se réjouit son président Marin Karmitz, pour qui ces fonds "sont d'une grande importance pour l'histoire de la photographie".

Trois regards photographiques

Bettina Rheims, née en 1952, confie à l'Institut l'ensemble de ses archives : négatifs, planches-contact, polaroids, tirages, fiches techniques de prise de vue, notes, ses publications y compris les magazines et sa bibliothèque. Privilégiant le travail en studio, elle a travaillé pour la publicité, fait des portraits de stars, réalisé le portrait officiel du président Jacques Chirac. Elle a aussi une œuvre plus personnelle notamment autour du corps féminin. En 2014, elle a réalisé plus de 50 portraits de femmes détenues.

Jean-Louis Schoellkopf, né en 1946, a une approche documentaire et s'est intéressé aux questions sociales, notamment aux conséquences de la fin de l'ère industrielle sur les paysages urbains. Il a travaillé à Saint-Etienne, à Gênes, à Rotterdam, Stuttgart, Barcelone, dans les XIIIe et XIXe arrondissements de Paris, à Lille-Roubaix-Tourcoing. Il dépose à l'Institut l'ensemble de ses négatifs, ektachromes et planches-contact ainsi que se sarchives papier.

Si Agnès Varda (1928-2019) est plus connue comme réalisatrice de cinéma, elle a aussi une œuvre photographique "à explorer", estime l'Institut. Elle a été notamment photographe officielle du Théâtre national populaire à partir de 1949 et a mené de nombreux projets personnels. Ses ayant-droits confient l'ensemble de ses négatifs, planches-contacts et tirages-contact à l'Institut.

Un don de 25 000 livres de photographie

Un collectionneur privé a promis une donation et un legs de plus de 25 000 ouvrages à l'Institut pour la photographie de Lille : sa bibliothèque, constituée depuis une quarantaine d'années, comprend notamment de nombreux livres de photographie japonaise. Des donations annuelles ont commencé en 2020 avec plus de 2 000 ouvrages.

Ces fonds seront présentés lors de la troisième et dernière programmation de l'Institut avant sa fermeture pour travaux en octobre 2021.

L'Institut pour la photographie, installé dans un hôtel particulier de Lille, a ouvert ses portes fin 2019. Il a été créé par la région Hauts-de-France et les Rencontres d'Arles.

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