De la lévitation à l'abstraction, le photographe Denis Darzacq sublime les corps pour faire travailler nos esprits

Son travail est exposé au Centre d’art contemporain de la Matmut, en Seine-Maritime

La Chute - Sans titre N°12, 2006
La Chute - Sans titre N°12, 2006 (© D. Darzacq, © ADAGP, Paris 2020 Courtesy Galerie RX, Paris)

Le Centre d’art contemporain de la Matmut, près de Rouen, a choisi de présenter, jusqu'au 5 avril, le travail du photographe Denis Darzacq. Il s'agit d'une sélection de plusieurs séries de l'artiste, avec en fil rouge une réflexion sur le corps. 

Dans son travail baptisé La Chute, Denis Darzacq a travaillé en 2004 avec des danseurs de street art. Les corps que l'on observe alors semblent en lévitation, comme suspendus dans le décor et dans le temps. "Il n'y a pas de retouche" précise Sophie Lemaire, responsable du pôle culturel de la Matmut. "C'est l'oeil de Denis Darzacq qui capte la bonne posture au bon moment, avec également le bon point de vue puisque c'est ça qui va donner une impression de lévitation"

Changer le regard sur le handicap

Autre période, autre travail important du photographe proposé dans cette exposition : la série Act. Un travail de longue haleine, entre 2008 et 2011, avec des personnes en situation de handicap. Des artistes pour la plupart, des comédiens ou des danseurs qui revendiquent leur singulairé en transcendant leur statut. Avec Denis Darzacq, l'exploration du corps est avant tout un travail de réflexion. Sur notre place dans la société, sur le monde qui nous entoure et sur le regard que les autres portent sur nous. 

Exposition Denis Darsacq - jusqu'au 5 avril
Centre d'Art Contemporain de la Matmut
425 rue du Château 76480 Saint-Pierre-de-Varengeville
Entrée libre et gratuite, du mercredi au dimanche, de 13 h à 19 h.