A Perpignan, le festival Visa pour l'image est maintenu en septembre avec au programme l'écologie et le covid

Le festival de photojournalisme aura bien lieu en septembre à Perpignan, avec une édition un peu diminuée

Le directeur de Visa pour l\'image Jean-François Leroy à Perpignan (20 septembre 2018)
Le directeur de Visa pour l'image Jean-François Leroy à Perpignan (20 septembre 2018) (MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP)

Covid, crise écologique et révoltes urbaines sont au programme de la 32e édition de Visa pour l'image, maintenue début septembre à Perpignan, ont annoncé les organisateurs, soulignant leur ancrage dans cette ville qui pourrait basculer dans le camp RN aux municipales.

Le choix de sauvegarder la "dimension physique" du rendez-vous, premier festival de photojournalisme au monde, s'est imposé "à un moment où beaucoup de photojournalistes rament, quasiment sans commandes depuis deux mois", a souligné dans une visioconférence de presse le directeur du festival Visa pour l'image, Jean-François Leroy.

Interrogé sur une possible prise de la ville par le député RN Louis Aliot lors du second tour, il a mis en avant des "promesses de ne pas toucher à Visa" faites et "réitérées" aux organisateurs par le candidat. "Il n'y a aucune raison de priver les Perpignanais de Visa, ce serait dommage pour tout le monde de nous retirer, (...) mais je veillerai à l'intégrité de ma liberté de choix", a-t-il ajouté.

Pas de soirées de projection mais un volet numérique

"Un peu réduite" car privée de lieux emblématiques et de soirées projections, au nom du strict respect des règles sanitaires, la 32e édition, du 29 août au 13 septembre, sera assortie pour compenser d'une dimension numérique, via notamment le soutien de Google.

Parmi les "sujets forts" mis en avant par Jean-François Leroy, un reportage de Peter Turnley sur Le visage humain du Covid-19 à New-York, au côté d'une exposition collective Pandémie(s), premier tour d'horizon de cette crise. Le programme, encore provisoire, des 20 expositions prévues fait aussi la part belle aux questions écologiques et de développement durable, donnant notamment à voir Une planète noyée sous le plastique sous l'objectif de James Whitlow Delano.

Une édition très féminine

La photographe Nicole Tung, bourse de production pour les femmes photojournalistes du ministère de la Culture, rendra elle compte avec Les contestataires de la lutte des manifestants de Hong Kong contre le régime de Pékin, parmi la mise en avant d'autres soulèvements urbains.

Cette édition sera "très féminine" et c'est un "hasard" a relevé Jean-François Leroy, expliquant que les photos ont été choisies "en fonction de leur qualité".