Qui a écrit sur le célèbre tableau "Le Cri" ? Le Musée national de Norvège affirme avoir résolu l'énigme

A la suite d'un examen par thermographie infrarouge, le musée a conclu que seul le peintre, Edvard Munch, pouvait avoir écrit sur sa toile peinte en 1893.

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France Télévisions
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Le tableau "Le Cri" d'Edvard Munch, peint en 1893. (PHOTO JOSSE)

"Ne peut avoir été peint que par un fou." Aussi désobligeante qu'imperceptible, l'inscription ajoutée sur Le Cri n'a été tracée par nul autre que l'artiste lui-même, Edvard Munch, a conclu le Musée national de la Norvège, lundi 22 février.

Rédigés au crayon de bois dans le coin gauche en haut de la toile iconique, devenue un symbole de l'angoisse existentielle, les quelques mots en norvégien ont longtemps nourri les conjectures sur l'identité de leur auteur. La théorie dominante jusqu'à présent voulait qu'ils aient été le legs d'un spectateur indigné par cette œuvre de 1893, qui représente une silhouette fantomatique au visage blafard devant des voûtes célestes aux couleurs vives.

Une réaction face aux critiques

Mais un examen par thermographie infrarouge, effectué par le Musée national de la Norvège qui possède la version concernée du Cri, a débouché sur une autre conclusion. "L'inscription est sans aucun doute de Munch", a affirmé Mai Britt Guleng, curatrice (organisatrice d'expositions) au musée.

"L'écriture elle-même, ainsi que les événements qui se sont produits en 1895 lorsque Munch a montré le tableau en Norvège pour la première fois, pointent tous dans la même direction."

Mai Britt Guleng, Musée national de la Norvège

à l'Agence France Presse

La première présentation de l'oeuvre au public à Oslo – qui s'appelait alors Kristiania – cette année-là fit fuser les critiques et souleva des questions sur la santé mentale de l'artiste, ce qui, selon le musée, conduisit sans doute celui-ci à griffonner sur le tableau.

Pionnier de l'expressionnisme, Munch a été hanté par le sentiment d'angoisse nourri par la mort prématurée de proches, notamment celle de sa mère et de sa soeur Johanne Sophie, emportées par la maladie. En 1908, il a même été momentanément placé dans un établissement psychiatrique.

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