La 20e Biennale de Sarcelles met en lumière la gravure du monde entier

Jusqu'au 12 décembre 2021, la fine fleur de la gravure mondiale a rendez-vous dans le Val-d'Oise.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
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La 20e édition de la Biennale internationale de la gravure de Sarcelles présente des artistes du monde entier  (France 3 IDF)

À Sarcelles dans le Val d'Oise, la 20e édition de la Biennale internationale de la gravure met à l'honneur des artistes du monde entier. Jusqu'au 12 décembre 2021, l'événement présente plus de 450 œuvres de 250 graveurs contemporains.

Un tour du monde de la gravure

Eaux-fortes, burins, aquatintes en noir et blanc ou en couleur, cette année, la Biennale de gravure de Sarcelles fait la part belle aux pays de la Méditerranée avec 58 graveurs contemporains de 17 pays qui bordent les deux rives. L'invité d'honneur, l'artiste algérien Rachid Koraïchi, y présente 19 œuvres. L'exposition fait aussi voyager le visiteur dans toutes les contrées où la gravure est présente. Du Canada au Japon, de la Colombie à l'Inde, certains artistes sont exposés pour la première fois au public français.

Jean-Pierre Tanguy, le commissaire de la 20e édition, a déniché des talents dans 34 pays. Et l'on découvre que chaque culture a sa particularité. "Les pays de l'Est, comme la Pologne, ont une technique extraordinaire. Les Thaïlandais, les Japonais et les Coréens ont une patience qui leur permet de faire des gravures de type quasi photographique", détaille-t-il. 

Sarcelles, accueille pour sa biennale de la gravure 250 artistes issus de 34 pays (France 3 IDF)

Un atelier de gravure à Sarcelles

En 40 ans d'existence à Sarcelles, la Biennale de la gravure a suscité un certain engouement pour la technique. Un atelier municipal a même vu le jour au sein de l'école d'art Janine-Haddad. Des amateurs ou artistes chevronnés y viennent créer leurs oeuvres. Gerda Adelski est tombée amoureuse de la matrice dès son adolescence. Après avoir gravé son paysage sur une plaque de cuivre, elle l'enduit d'encre puis elle vient positionner une feuille humide qu'elle fait passer sous une presse de 200 kilos. En quelques minutes le dessin se fixe et apparait comme par enchantement. Une magie qui émerveille Gerda comme au premier jour. "C'est vrai que l'on n'a jamais les mains propres, mais il y a ce plaisir de graver les plaques et de voir ce que ça donne", explique-t-elle. 

Gerda Adelski dans l'atelier de gravure de l'école d'art Janine-Haddad  (France 3 IDF)

Pascale Convert quant à elle, aime faire évoluer ses œuvres au fil du temps. Car contrairement à ce que sous-entend son nom, la gravure n'est finalement jamais gravée définitivement. "C'est très intéressant : la peinture une fois qu'elle est finie est figée, alors que la gravure se reproduit autant de fois que l'on veut jusqu'à ce que la plaque soit épuisée", détaille la graveuse. À l'occasion de la biennale de la gravure, l'école Janine-Haddad propose des stages d'initiation à la technique. 

20e biennale internationale de la gravure de Sarcelles, jusqu'au 12 décembre 2021. Entrée libre du mardi au samedi de 10 h à 17 h 30, le jeudi de 10 h à 22 h et le dimanche de 14 h à 17 h.

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