"Ils le font passer pour un débile mental" : un collectionneur d'art assure que l'expo Basquiat à Nuits-Saint-Georges est une supercherie

Une galerie de Nuits-Saint-Georges expose depuis le 16 septembre 35 œuvres de Jean-Michel Basquiat présentées comme "inédites". Un collectionneur, ami du peintre, affirme qu'il s'agit de faux. 

Une des oeuvres exposées à la galerie Volcano de Nuits-Saint-Georges. Vrai ou faux Basquiat ?
Une des oeuvres exposées à la galerie Volcano de Nuits-Saint-Georges. Vrai ou faux Basquiat ? (France 3 Bourgogne)

Pour son exposition inaugurale, la galerie Volcano de Nuits-Saint-Georges ne s'attendait pas à un tel scandale. Les œuvres de Jean-Michel Basquiat qu'elle expose depuis le 16 septembre sont-elles fausses ? Selon une information de nos confrères de France 3 Bourgogne, les 35 dessins présentés comme "inédits" de ce pionnier du street art pourraient ne pas être authentiques. C'est en tout cas ce qu'affirme un collectionneur d'art, ami du peintre, Richard Rodriguez. "Ils sont en train de le faire passer pour un débile mental qui faisait des gribouillis sur des feuilles de papier quadrillées d'étudiants", s'emporte le collectionneur parisien.

Il faut arrêter de prendre les gens pour des idiots. On voit bien que c'est grossièrement dessiné, Basquiat n'était pas un enfant.Richard Rodriguezcollectionneur d'art et ami de Jean-Michel Basquiat


Richard Rodriguez a contacté les galeristes de Nuits-Saint-Georges pour les alerter sur ce qu'il estime être une supercherie. Sans succès. Nordine Zidoun, marchand d'art au Luxembourg a effectué la même démarche. En 2016, il a organisé dans sa galerie la dernière exposition Basquiat visible en Europe, une trentaine d'œuvres estimées à l'époque à 100 millions d'euros. Il affirme qu'à Nuits-Saint-Georges, on lui a raccroché au nez. 

Les ayant-droits de Basquiat ont été prévenus, ainsi que l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Sur le conseil de leur avocat, ni les galeristes de Nuits-Saint-Georges, ni l'association Artefact Mundi qui aurait regroupé la trentaine de dessins n'ont voulu répondre aux questions des journalistes de France 3 Bourgogne.