"Cheveux chéris" au musée du quai Branly

Près de 280 pièces retracent le rôle et l'importance des cheveux à travers les âges et les cultures dans une exposition mêlant photographies contemporaines et parures ancestrales.

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Quel est le point commun entre Michèle Morgan et une tête réduite des tribus Jivaro ? Aucun à part les cheveux, dénominateur commun des centaines de pièces réunies au musée du quai Branly, à Paris. ELODIE DROUARD / FTVI
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Au croisement de l'anthropologie, de l'histoire de l'art et de la mode, l'exposition "Cheveux chéris" décrypte l'histoire de cet attribut universel. ELODIE DROUARD / FTVI
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Jusqu'au 14 juillet 2013, le musée du quai Branly invite le visiteur à retracer le rôle du cheveu à travers les âges et les civilisations. ELODIE DROUARD / FTVI
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Bustes d'hommes et de femmes noirs y côtoient des bustes d'Occidentaux en marbre blanc, révélant ainsi la diversité des coiffures selon les cultures. ELODIE DROUARD / FTVI
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Comme l'explique Yves Le Fur, commissaire de l'exposition, c'est depuis la nuit des temps que "l'humain a coupé, arrangé, coiffé ses cheveux pour plaire et se plaire, et prendre ses distances avec l'état de nature". ELODIE DROUARD / FTVI
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Tableaux anciens et contemporains, photos, sculptures, vidéos et collections du quai Branly mettent en évidence l'aspect polymorphe du cheveu. ELODIE DROUARD / FTVI
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Les images de stars blondes, brunes ou rousses - Jane Fonda, Michèle Morgan, Brigitte Bardot, Ava Gardner (G) ou Gina Lollobrigida (D) - rappellent l'importance des images en papier glacé en Occident. ELODIE DROUARD / FTVI
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En Afrique, le cheveu est une matière à sculpter infinie et autant de signes de séduction, de rites de passage ou de deuil. ELODIE DROUARD / FTVI
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Et qui dit cheveu dit aussi perte, voulue, acceptée ou subie. ELODIE DROUARD / FTVI
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La perte subie, c'est celle du vieillard à la fin de sa vie. ELODIE DROUARD / FTVI
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C'est également ce qu'ont subi certaines femmes à la Libération, tondues pour avoir eu des relations avec des Allemands et que l'on découvre à travers quelques rares clichés du photographe Robert Capa. ELODIE DROUARD / FTVI
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Dans de nombreuses cultures non européennes, l'usage des cheveux est relatif à la séduction mais aussi aux pouvoirs accordés à leurs anciens possesseurs : mèches, têtes, coiffes, boucliers, scalps pris à l'ennemi. ELODIE DROUARD / FTVI
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Dans certains rituels, les cheveux récupérés peuvent assurer la vie éternelle à un défunt, comme sur cette tête momifiée égyptienne de l'époque romaine recouverte de feuille d'or, qui laisse apparaître de fines boucles noires. ELODIE DROUARD / FTVI
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Témoignages de victoires, les trophées jouent un rôle complexe dans les sociétés pratiquant la chasse aux têtes, comme en Equateur ou au Pérou, où l'on fabrique des tsantsas, ces têtes réduites à partir de têtes humaines. ELODIE DROUARD / FTVI
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Ou encore au Brésil, où les Munduruku coupaient la tête de leurs ennemis. Leurs propriétaires recevaient alors une pension pendant les quatre années consécutives à l'acquisition du trophée. ELODIE DROUARD / FTVI
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Au total, ce sont près de 280 pièces exposées qui permettent de mieux comprendre le rôle complexe et déterminant du cheveu. ELODIE DROUARD / FTVI
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Exposition "Cheveux chéris" au musée du quai Branly (Paris 7e). Du 18 septembre 2012 au 14 juillet 2013. Ouvert tous les jours sauf le lundi. ELODIE DROUARD / FTVI