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Avignon : les deux spectacles d’ouverture annulés

Olivier Py, le directeur du festival d’Avignon qui devait s’ouvrir ce vendredi, a annoncé ce vendredi l’annulation des deux spectacles prévus. La veille, les intermittents engagés sur le festival avaient voté la grève.
Article rédigé par Elise Delève
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Les intermittents protestent contre la nouvelle convention d'assurance chômage © Maxppp)

Pas de spectacle in ce vendredi soir à Avignon. Les deux oeuvres d’ouverture, Le Prince de Hombourg  et Coup fatal  sont annulées a annoncé le directeur du festival, Olivier Py. Conséquence de la grève des intermittents votée la veille. Ils dénoncent la nouvelle convention d’assurance chômage qui durcit les conditions d’indemnisations.

La contestation a conduit plusieurs centaines de manifestants à se rassembler devant la préfecture d'Avignon, où une délégation a été reçue par le préfet. Il est aussi question d'une marche silencieuse du "Off" en fin d'après-midi ce vendredi, pour remplacer la traditionnelle parade, qui ouvre d'habitude le festival. 

Une ouverture à la télévision ?

La pièce Le Prince de Hombourg , dont la répétition générale avait été interrompue, pourrait être retransmise à la télévision. Un accord conclu avec la direction du festival, les salariés et France 2. La chaîne, qui peut en effet diffuser des images du spectacle enregistrées, n’a pour l’instant pas confirmé le maintien de la diffusion. 

  (Répétition jeudi soir de "Coup Fatal", l'un des deux spectacles annulés. © Anne Lamotte)

Olivier Py a précisé que ces annulations allaient coûter 29.000 euros. Les spectateurs peuvent se faire rembourser leurs tickets ou les échanger avec un autre spectacle. Cette annonce permet aux spectateurs de ne pas se déplacer pour rien et permet également d'éviter une confrontation tendue entre grévistes et non grévistes. Olivier Py assure que "demain, on joue ". La CGT spectacle a lancé deux autres préavis de grève pour les 7 et 12 juillet.

"Je respecte le droit de faire grève, comme le droit de ne pas faire grève" (Olivier Py)
 

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