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L'audacieux bâtiment du Frac Paca inauguré à Marseille
Façade de verre "pixelisée" et rues intérieures façon Le Corbusier, le nouveau bâtiment du Fonds régional d'art contemporain (Frac) de Provence-Alpes-Côte d'Azur, conçu par l'architecte japonais Kengo Kuma, a été inauguré vendredi à Marseille.
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"Culte de la lumière"
Situé dans le quartier en plein renouveau de la Joliette, l'édifice de 5.757 m² présente une façade en verre recyclé, laissant entrevoir l'intérieur du bâtiment.
"Ce culte de la lumière est au coeur de la culture provençale, et les Japonais ont la même fascination que nous pour la lumière", affirme le président (PS) de la Région Michel Vauzelle, qui a inauguré les lieux aux côtés de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti.
Pour l'architecte, "c'est un musée mouvant et vivant, dans lequel les oeuvres sont en mobilité permanente et s'inscrivent dans une logique de diffusion et d'interaction avec le public".
Le bâtiment, doté de "rues superposées", dispose de quatre espaces d'expositions, d'un centre de documentation et d'un espace pédagogique. Il réunit 920 oeuvres de 426 artistes internationaux. Vauzelle : "ne pas négliger la culture" malgré son coût
Il aura fallu deux ans pour que l'édifice voit le jour, inscrit dans une politique de développement de l'art contemporain en région. Mme Filippetti avait inauguré en juillet 2012 le Frac de Rennes, et d'ici fin 2013 trois inaugurations interviendront, en Franche-Comté, en région Centre et dans le Nord-Pas de Calais. Pour le Frac Marseille, Etat et Région prennent en charge à parts quasi égales le budget, de quelque 21,5 M d'euros.
"Pourquoi tant d'argent pour un Frac alors qu'il y a tant de problèmes sociaux?", demande Michel Vauzelle. Parce que "quand il y a des problèmes sociaux, il ne faut pas négliger la culture". Ici on soutient nos jeunes artistes, la culture d'aujourd'hui et de demain. Nous ne sommes pas seulement la région de Cézanne et de Van Gogh".
"Bien sûr on peut dire qu'il faut envoyer l'armée à Marseille! Mais je ne pense pas que ce soit une bonne contribution à ce qu'il faut faire pour Marseille. Marseille a besoin de sécurité mais aussi d'être respectée. C'est un lieu de culture populaire, un lieu de culture vivante", dit-il encore. "Le Frac permet de dire que nous sommes historiquement un point de rencontre de cultures. Une région a besoin d'un tel instrument pour montrer qu'il y a un avenir".
Situé dans le quartier en plein renouveau de la Joliette, l'édifice de 5.757 m² présente une façade en verre recyclé, laissant entrevoir l'intérieur du bâtiment.
"Ce culte de la lumière est au coeur de la culture provençale, et les Japonais ont la même fascination que nous pour la lumière", affirme le président (PS) de la Région Michel Vauzelle, qui a inauguré les lieux aux côtés de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti.
Pour l'architecte, "c'est un musée mouvant et vivant, dans lequel les oeuvres sont en mobilité permanente et s'inscrivent dans une logique de diffusion et d'interaction avec le public".
Le bâtiment, doté de "rues superposées", dispose de quatre espaces d'expositions, d'un centre de documentation et d'un espace pédagogique. Il réunit 920 oeuvres de 426 artistes internationaux. Vauzelle : "ne pas négliger la culture" malgré son coût
Il aura fallu deux ans pour que l'édifice voit le jour, inscrit dans une politique de développement de l'art contemporain en région. Mme Filippetti avait inauguré en juillet 2012 le Frac de Rennes, et d'ici fin 2013 trois inaugurations interviendront, en Franche-Comté, en région Centre et dans le Nord-Pas de Calais. Pour le Frac Marseille, Etat et Région prennent en charge à parts quasi égales le budget, de quelque 21,5 M d'euros.
"Pourquoi tant d'argent pour un Frac alors qu'il y a tant de problèmes sociaux?", demande Michel Vauzelle. Parce que "quand il y a des problèmes sociaux, il ne faut pas négliger la culture". Ici on soutient nos jeunes artistes, la culture d'aujourd'hui et de demain. Nous ne sommes pas seulement la région de Cézanne et de Van Gogh".
"Bien sûr on peut dire qu'il faut envoyer l'armée à Marseille! Mais je ne pense pas que ce soit une bonne contribution à ce qu'il faut faire pour Marseille. Marseille a besoin de sécurité mais aussi d'être respectée. C'est un lieu de culture populaire, un lieu de culture vivante", dit-il encore. "Le Frac permet de dire que nous sommes historiquement un point de rencontre de cultures. Une région a besoin d'un tel instrument pour montrer qu'il y a un avenir".
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