Avec "Aimez-moi !", Pierre Palmade revient seul sur scène, "un peu drôle, un peu poétique, un peu philosophe"

Sept ans après son dernier one man show, Pierre Palmade revient seul en scène avec son nouveau spectacle "Aimez-moi !", comme un cri d'enfant, dit l'artiste. 

Depuis le 19 octobre dernier, Pierre Palmade s\'est lancé, seul en scène, dans une tournée en France, en Belgique et en Suisse, jusqu\'au 28 avril 2018.
Depuis le 19 octobre dernier, Pierre Palmade s'est lancé, seul en scène, dans une tournée en France, en Belgique et en Suisse, jusqu'au 28 avril 2018. (FABIENNE RAPPENEAU)

Avec son nouveau spectacle Aimez-moi !, Pierre Palmade revient seul en scène, sept ans après son dernier one man show. L’artiste a commencé sa tournée le 19 octobre dernier. Passant par la France, la Suisse et la Belgique, elle s’achèvera fin avril 2018, après une étape à Paris, du 5 au 31 décembre prochain au Théâtre du Rond-Point.  

Une galerie de personnages, y compris lui-même, dans son nouveau spectacle explique Pierre Palmade.
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Pierre Palmade confie avoir renoué avec le one man show à certaines conditions. Drôle oui, mais pas seulement, dit-il. "Je veux pouvoir être un peu poétique, un peu philosophe, un peu absurde, un peu touchant", déclare l'artiste qui fêtera ses 50 ans en 2018.

Je ne veux plus boxer dans la catégorie des rigolos qui font rire toutes les trois phrases.Pierre Palmadeà franceinfo

L'artiste, qui n'est donc pas qu'un humoriste, veut interpeler la salle, jouer et avancer avec elle. "Je ne prends pas les gens pour des cons et j’aime bien qu’ils réfléchissent en même temps que moi", assure-t-il. 

"Aimez-moi", comme un cri d’enfant 

Cette injonction infantile, confie Pierre Palmade l’a aidé à trouver un lien à tous ses sketches, tous ses personnages et à lui-même lorsqu'il se met en scène. Des thèmes qui lui sont proches sont abordés aux travers des personnages comme l’homosexualité, le sida, la beauté. Sur la beauté physique, dit-il, "je trouve révoltant que certaines personnes naissent avec un pouvoir énorme, celui d’être très belles". Cette différence dans la distribution des cartes, comme il l'appelle, l'a toujours révolté, mais il réussit "à faire rire avec ça". Sur les angoisses du sida, Pierre Palmade rappelle "la peur dans les années 1990", précisant que l’angoisse est encore là même si on la tait. "Evidemment, je vais chercher dans ma vie, avant de chercher dans celle des autres", conclut-il.