Notre-Dame de Paris : les abeilles des ruches de la cathédrale ont été sauvées

Chaque ruche de l'édifice, frappé lundi soir par un incendie historique, produit en moyenne chaque année 25 kilos de miel, vendu au personnel de Notre-Dame, qui les héberge depuis 2013.

Des abeilles sur le cadre d\'une ruche, en 2017.
Des abeilles sur le cadre d'une ruche, en 2017. (MAXPPP)

Elles pourront encore butiner. Les quelque 200 000 abeilles des ruches de Notre-Dame ont survécu à l'incendie qui a ravagé le toit de la cathédrale lundi. "Les abeilles sont en vie. Jusqu'à ce matin, vers 11 heures, je n'avais aucune nouvelle", explique à l'AFP, jeudi 18 avril, l'apiculteur Nicolas Géant qui s'occupe des ruches de Notre-Dame situées sur la sacristie attenante à la cathédrale.

"Au départ, je pensais que les trois ruches avaient brûlé, je n'avais aucune information. Mais j'ai ensuite pu voir sur les images satellites que ce n'était pas le cas et le porte-parole de la cathédrale m'a confirmé qu'elles entraient et sortaient des ruches", poursuit-il.

Des messages du monde entier

L'apiculteur a reçu des messages et des appels du monde entier de personnes se demandant si les abeilles avaient péri dans les flammes. "C'était inattendu. J'ai reçu des appels d'Europe, bien sûr, mais aussi d'Afrique du Sud, du Japon, des Etats-Unis et d'Amérique du Sud", dit-il.

En cas d'incendie et dès les premiers signes de fumée, les abeilles se "gorgent" de miel et protègent leur reine. "Cette espèce (l'abeille européenne) n'abandonne pas sa ruche. Elles ne possèdent pas de poumons mais le CO2 les endort", explique Nicolas Géant, qui espère revoir ses abeilles la "semaine prochaine". Chaque ruche de l'édifice produit en moyenne, chaque année, 25 kilos de miel, vendu au personnel de Notre-Dame, qui les héberge depuis 2013.