Ancien combattant : un statut et une reconnaissance

À la fin de la guerre d'Algérie, les soldats affectés au maintien de l'ordre n'ont pas pu prétendre au statut d'ancien combattant. Mais un décret a été signé en janvier dernier pour réparer cette injustice.

FRANCE 3

Après avoir été mobilisé en Algérie jusqu'en 1964, Francis Pierre fait une demande pour obtenir sa carte d'ancien combattant. D’abord, elle lui est refusée, car il était dans le pays après la fin de la guerre en 1962. 80 000 soldats y sont restés après les accords d'Évian. Francis Pierre était l'un d'eux, chiffreur, il codait les messages. Mobilisé au maintien de l'ordre, il estime néanmoins avoir droit à son statut d'ancien combattant. L'obtention de la carte offre quelques avantages : une retraite de 750 € par an et une demi-part fiscale à partir de 74 ans.

49 819 anciens soldats encore en vie

"Je trouve ça tout à fait anormal que ça soit à nous de demander et que ça ne soit pas à l'État de nous proposer", estime l'ancien soldat. Depuis janvier dernier, date d'application du droit à réparation, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre instruit les demandes. Aujourd'hui, les 49 819 anciens soldats encore en vie n'ont pas tous déposé leur dossier.

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19 mars 1962. Dans une allocution télévisée, le général de Gaulle annonce le cessez-feu-en Algérie.  (AFP)