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Les trésors des sixties de Roger Kasparian en 20 clichés

Article rédigé par Laure Narlian
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Durant dix ans à partir de 1962, Roger Kasparian a photographié tous les jeunes artistes français et anglo-saxons de passage à Paris. Les Rolling Stones, les Beatles, Marianne Faithful, les Who, Serge Gainsbourg, Françoise Hardy... Hormis quelques publications dans la presse de l'époque et des pochettes de disques, son travail n'avait jamais été montré. Il est exposé à la Snap Gallery de Londres.

Roger Kasparian

"J'étais systématique", raconte Roger Kasparian. "Quand un artiste américain ou anglais débarquait en France, j'allais le cueillir à l'aéroport et je ne le lâchais pas d’une semelle de tout le séjour."
 (Roger Kasparian)
"Ce jour-là, ils faisaient la première partie de Sylvie Vartan, et non pas le contraire", souligne Roger Kasparian.
 (Roger Kasparian)
  (Roger Kasparian)
"Avec les artistes Français, comme Françoise Hardy, je les photographiais aussi bien à Paris, chez eux, qu'à Cannes et sur scène."
 (Roger Kasparian)
  (Roger Kasparian)
Roger Kasparian : "Une photo prise près de la Locomotive, où jouait le groupe le soir même. Ils venaient à leurs frais, pour une émission de radio, Musicorama. La télé ? Mais elle ne s'intéressait pas eux. Ils étaient débutants !"
 (Roger Kasparian)
  (Roger Kasparian)
"Les Who avaient trouvé ce bus, comme les beatniks, pour faire des tournées", raconte Roger Kasparian. "Du coup, ils voyageaient toute la nuit et tout le jour et ils arrivaient crevés. Là Roger Daltrey se repose en backstages avant le concert."
 (Roger Kasparian)
  (Roger Kasparian)
"A l'époque, Gainsbourg était au creux de la vague", se souvient Roger Kasparian. "Il m'a dit, Coco - tout le monde s'appelait Coco - ils veulent de la soupe, je vais leur en donner !".
 (Roger Kasparian)
"Gainsbourg a mis dix ans à remonter la pente. Il m'avat dit aussi "je vais faire des chansons érotiques". Je ne le croyais pas. Mais il l'a fait, bien plus tard. Et avec le succès que l'on sait".
 (Roger Kasparian)
Jacques Dutronc se trouvait là pour l'émission télé "Dim Dam Dom". "Il vous mettait toujours un peu mal à l'aise", se souvient Roger Kasparian. "Avec son air goguenard, on avait l'impression qu'il se foutait de vous. Mais la première fois que j'ai réussi à le coincer - il était injoignable ou jamais au rendez-vous - il était dans sa baignoire à l'Hôtel du Cap d'Antibes" (rires).
Avec un père photographe, qui avait été opérateur de prises de vue chez Harcourt, Roger Kasparian est tombé tout petit dans la marmite argentique. "J'étais dedans depuis ma plus tendre enfance. Dans la boutique de mon père à Montreuil je jouais avec les rouleaux métalliques, j 'observais et j'aidais. Quand j'ai voulu en faire mon métier, personne ne m'attendait. Donc j'ai dû jouer des coudes."
 (Roger Kasparian)
cc
 (Roger Kasparian)
  (Roger Kasparian)
  (Roger Kasparian)
Sur scène ce jour-là, les Beach Boys portent tous la même chemise. Mais Brian Wilson est déjà sensiblement à part du trio Jardine, Love et Wilson. A voir comme une métaphore ?
 (Roger Kasparian)
 
  (Roger Kasparian)
Roger Kasparian expose jusqu'au 22 juin à la Snap Gallery de Londres, puis en France : du 18 septembre au 12 octobre à la Art Galerie de Lyon, et du 7 au 30 novembre 2013 à la Velvet Galerie à Paris. L'histoire ne fait que commencer...
 (Roger Kasparian)

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