OrelSan dévoile "L'odeur de l'essence", un titre politique explosif qui dézingue des leaders pyromanes

Alors que son quatrième album baptisé "Civilisation" est attendu pour vendredi, le rappeur OrelSan fait irruption ce mercredi avec un titre politique explosif, "L'odeur de l'essence", dans lequel il prophétise le "crash" de la société.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Le rappeur français OrelSan le 10 octobre 2021 au festival Cannes Séries, où il venait présenter la série documentaire "Montre jamais ça à personne", qui lui est consacrée. (VALERY HACHE / AFP)

"Les jeux sont faits, tous nos leaders ont échoué, ils s'ront détruits par la bête qu'ils ont créée / La confiance est morte en même temps qu'le respect, qu'est c'qui nous gouverne ? La peur et l'anxiété / On s'auto-détruit, on cherche un ennemi, certains disent c'est foutu, d'autres sont dans l'déni".

Alors que la pré-campagne électorale pour la présidentielle de 2022 bat son plein actuellement, le rappeur OrelSan est de retour ce mercredi 17 novembre avec un titre politique explosif, L'odeur de l'essence, une critique au vitriol de tous les leaders pyromanes, ceux qui agitent ces leviers incendiaires que sont selon lui la nostalgie, la peur, la haine, la méfiance ou le désespoir.

Ce nouveau single annonce le retour en pleine forme du rappeur de Caen pour son  quatrième album baptisé Civilisation, attendu vendredi 19 novembre. 

Tout le monde en prend pour son grade 

Les paroles féroces de L'odeur de l'essence sont éloquentes : "(Regarde) : La nostalgie : leur faire miroiter la grandeur d'une France passée qu'ils ont fantasmée (...) (Regarde) La peur : les persuader que des étrangers vont venir dans leur salon pour les remplacer (...) (Écoute) La haine : les faire basculer dans les extrêmes, allumer l'incendie, tout enflammer".

De l'emballement des médias aux hommes politiques, de l'éducation aux lâchetés individuelles, tout le monde en prend pour son grade dans cet incendie incontrôlable qui mène selon lui la société et la civilisation entière "droit vers le crash". "On va tomber comme les Mongols, comme les Egyptiens, comme les Romains, comme les Mayas, comme les Grecs", prophétise le rappeur.

Le clip est signé de David Tomaszewski, le réalisateur qui avait façonné l'image de super-héros du rappeur sur son second album Le chant des sirènes (2011) et en particulier avec le clip de RaelSan.

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