A New York, Metallica, Mariah Carey et... Biden, en concert, au chevet de la planète

Retransmis sur nombre de télés et plateformes, le concert new-yorkais se tenait en même temps qu'un autre à Accra, au Ghana, en dépit du décalage horaire.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Robert Trujillo, James Hetfield et Lars Ulrich du groupe Metallica en concert lors du Global Citizen Festival à Central Park, le 24 september 2022 à New York aux Etats-Unis. (GOTHAM / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

New York s'est offert samedi 24 septembre un concert caritatif géant pour le climat et contre la pauvreté en faisant défiler une dizaine de stars, de Metallica à Mariah Carey, et des dirigeants internationaux comme Ursula von der Leyen et, via une vidéo, le couple Biden.

Derrière cet événement, qui se tient chaque année depuis dix ans à la fin de l'Assemblée générale de l'ONU, on trouve l'ONG philanthropique Global Citizen, une plateforme numérique internationale créée par l'Australien Hugh Evans et qui veut rassembler des "citoyens mondialisés" sensibilisés aux fléaux de la famine, du sous-développement, du dérèglement climatique ou des discriminations.

Pour gagner son billet pour Central Park - l'immense poumon vert de Manhattan - il fallait s'inscrire sur le site de Global Citizen, signer des pétitions et relayer des messages sur les réseaux sociaux afin de faire pression sur les dirigeants politiques et économiques de la planète.

Loi américaine pour le climat 

Le président Joe Biden et son épouse Jill ont assuré dans un message vidéo que les États-Unis étaient engagés dans le "combat" pour le climat et s'étaient dotés cet été d'une loi comportant 369 milliards de dollars d'investissements pour "améliorer la santé, faire avancer la justice et construire une énergie propre".

Les deux chefs de la majorité démocrate au Sénat et à la Chambre des représentants, Chuck Schumer et Nancy Pelosi, sont venus en personne sur scène pour défendre la politique environnementale de Washington. 

Avant eux, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen était aussi au concert de Central Park pour dire aux "citoyens du monde (qu'elle les) avait bien entendus". "Nous devons mettre un terme aux famines (...) L'Europe mobilise 600 millions d'euros pour la sécurité alimentaire en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique", a-t-elle assuré.

Star de Bollywood 

Mais après cinq heures de mini-concerts et de messages consensuels de dirigeants politiques et d'entreprises américaines sponsors du festival, il a fallu la puissance du son métal du groupe légendaire de hard rock Metallica pour animer les milliers de fans rassemblés à Central Park. Les Californiens presque sexagénaires ont ravi leur public une heure durant avec notamment une version de leur titre mythique Nothing Else Matters chanté par Mickey Guyton, qui revendique le titre de première artiste noire américaine de musique country.

Le Global Citizen Festival a également vibré grâce aux dynamiques jeunes rockeurs italiens du goupe Maneskin et aux New-Yorkais des Jonas Brothers, dont l'un des trois frères est marié à la star du cinéma indien de Bollywood, Priyanka Chopra, maîtresse de la cérémonie à Central Park.

L'artiste pop new-yorkaise de renommée mondiale Mariah Carey a donné une version enlevée de son classique Hero, accompagnée par la danseuse classique Misty Copeland.

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Entre deux mini-concerts, des dirigeants politiques et économiques se sont succédé sur scène. La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley a relayé les messages alarmistes de ses homologues de petits pays du Pacifique et des Caraïbes menacés par le réchauffement climatique, qu'ils ont martelés toute la semaine à l'ONU. "Oui, mes amis, notre temps est compté", a-t-elle prévenu.

Les violences faites aux femmes ont aussi été dénoncées : une avocate iranienne réfugiée à Berlin, Anuscheh Amir-Khalili, a évoqué sur scène la mort en Iran de la jeune Masha Amini arrêtée par la police des moeurs, déclenchant des manifestations et leur répression. "J'ai vu mes soeurs forcées de fuir les agressions, les oppressions et les féminicides dans le monde entier (...) Nous devons porter la parole des femmes opprimées", a-elle lancé, la mine grave, sous les applaudissements.

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