Vidéo Luz parle de sa résilience depuis Charlie Hebdo, et de Vernon Subutex

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Depuis les attentats de Charlie Hebdo, il ne pensait plus dessiner. Mais c’est bien le dessin qui l’a sauvé. Brut a rencontré Luz, dessinateur et caricaturiste. Il parle de sa résilience après les attaques, et de sa dernière œuvre, “Vernon Subutex Seconde Partie”.
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Depuis les attentats de Charlie Hebdo, il ne pensait plus dessiner. Mais c’est bien le dessin qui l’a sauvé. Brut a rencontré Luz, dessinateur et caricaturiste. Il parle de sa résilience après les attaques, et de sa dernière œuvre, “Vernon Subutex Seconde Partie”.

Si je n’avais pas eu la femme de ma vie à côté de moi, je pense que je ne m'en serais jamais sorti. Mais je ne m’en suis pas forcément rendu compte parce que j’étais dans ma tête. Et elle, elle prenait tout sur elle. J’étais victime d’un attentat, mais elle, elle était devenue une victime par ricochet.” Luz vient de publier le deuxième tome de Vernon Subutex, l'adaptation en Bandes Dessinées du roman de Virginie Despentes. À cette occasion, il revient sur sa résilience après les attentats de Charlie Hebdo, où il était caricaturiste.

“Pour avancer, il fallait faire des bouquins”

Après les attentats, Luz ne pensait plus pouvoir dessiner un jour. “Il y avait ceux du journal qui restaient là, qui étaient encore vivants ou qui n’étaient pas blessés à l’hôpital, on s’est réunis pour voir ce qu’on pouvait faire. Après avoir dit ‘OK, je participe, mais je ne sais pas si je pourrai faire quelque chose’, le soir même, je me suis mis à dessiner. Et finalement, j’étais le premier à dessiner. Et finalement, j’ai fait la couv’. Et finalement, j’ai continué”, se rappelle le dessinateur.

Alors, à la fois, j’avais réussi à retrouver mon dessin, c’est-à-dire à faire des retrouvailles en dessin. Mais pour raconter ces retrouvailles, du coup, j’ai fait un bouquin qui s’appelle Catharsis. C’est là où je me suis rendu compte que pour avancer, il fallait faire des bouquins”, explique Luz. “J’ai toujours les mains tachées d’encre. Parce que je préfère déjà les avoir tachées d’encre que tachées de sang, ça, c’est une certitude. Et que lui, le dessin, il était toujours là pour moi.

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