On a testé "Pokémon Go", le jeu pour smartphone qui veut vous faire sortir de chez vous

Adapté de la célèbre saga de jeux vidéo, "Pokémon Go" invite le joueur à parcourir les rues de sa ville pour compléter sa collection de petits monstres.

Le jeu \"Pokémon Go\" transpose dans le quotidien la chasse aux Pokémon qui faisait la joie de millions de joueurs à la fin des années 1990.
Le jeu "Pokémon Go" transpose dans le quotidien la chasse aux Pokémon qui faisait la joie de millions de joueurs à la fin des années 1990. (POKEMON GO / YOUTUBE)

La nouvelle rend hystériques des milliers de jeunes adultes nés dans les années 1990. La saga Pokémon, qui a bercé leur enfance, est sur le point de débarquer dans une version en réalité augmentée pensée pour les smartphones Android et Apple. Sur le papier, le principe de Pokémon Go est génial : transposer dans le monde réel la chasse aux Pokémon qui se déroulait à l'époque sur les écrans des Game Boy. 

Coproduit par Niantic, ancienne filiale de Google spécialisée dans la réalité augmentée, le jeu n'est officiellement pas encore disponible en France. Mais en bidouillant un peu, il est possible de l'essayer en avance. Le cœur empli de nostalgie, francetv info vous livre ses premières impressions.

C'est rigolo

Après avoir créé et vaguement retouché votre personnage (notons qu'il est possible d'incarner un ou une dresseuse de Pokémon), le joueur atterrit sur un plan de sa ville en 3D. Pokémon Go fait alors un clin d'œil aux fans de la première heure, en leur demandant de choisir un premier monstre à attraper entre Carapuce, Bulbizarre et Salamèche, les trois Pokémon emblématiques de la première version du jeu sortie en Europe en 1999.

Les phases de capture sont particulièrement réussies. Lorsqu'un Pokémon apparaît autour de vous, un clic suffit pour faire basculer l'interface en mode "réalité augmentée". Le Pokémon s'affiche alors sur l'écran, au milieu des passants ou, comme dans le cas de ce Fantominus, sur la chaise du rédacteur en chef de francetv info.

Capture d\'un Fantominus énervé dans les locaux de francetv info, jeudi 7 juillet 2016.
Capture d'un Fantominus énervé dans les locaux de francetv info, jeudi 7 juillet 2016. (FRANCETV INFO)

Il faut ensuite jeter d'un glissé du doigt la Pokéball (mais si, la balle rouge et blanche, en bas de l'écran) sur le Pokémon pour réussir à l'attraper. Ça n'a l'air de rien comme ça, mais une dizaine d'essais est souvent nécessaire avant d'y parvenir.

C'est fatigant

Capturer des Pokémon fait gagner de l'expérience et des niveaux à votre personnage. Mais impossible de progresser en restant vissé sur sa chaise : pour compléter sa collection, il faut parcourir – pour de vrai – les rues et parcs environnants à la recherche de nouveaux spécimens.

Le jeu détecte automatiquement les points d'intérêt présents autour de vous pour en faire des "Pokéstops". Ces lieux permettent de récupérer des Pokéball (les balles qui permettent de capturer les Pokémon, vous suivez ?) et d'autres objets, comme des œufs, qui deviendront eux-mêmes des Pokémon après quelques kilomètres de marche. Sur le chemin du travail, l'auteur de ces lignes a ainsi vidé le ministère de la Défense de ses Pokéball. Et tant pis pour l'état d'urgence.

Le \"Pokéstop\" du ministère de la Défense, qui contenait trois Pokéball.
Le "Pokéstop" du ministère de la Défense, qui contenait trois Pokéball. (FRANCETV INFO)

Une fois le niveau 5 atteint, il est possible de se rendre dans des arènes, situées dans les lieux les plus célèbres de la ville où vous jouez, pour défier d'autres dresseurs de Pokémon. Votre serviteur n'ayant pas encore atteint cet objectif, il lui est difficile de s'exprimer sur cet aspect du jeu.

Si la perspective de parcourir des kilomètres à pied pour progresser vous fatigue à l'avance, sachez qu'il est possible de tricher un peu. Les petits malins du site JeuxVideo.com ont en effet montré qu'il était possible de tromper le jeu en montant dans un bus à l'heure où le trafic est dense pour récolter objets et Pokémon sans s'épuiser. Mais, entre nous, il serait vraiment dommage de truander ainsi, tant le jeu vous incite à explorer des endroits méconnus de votre région pour avancer.

Ça peut être cher, voire dangereux

Pokémon Go sera disponible gratuitement sur l'App Store d'Apple et le Play Store de Google. Mais ne croyez pas qu'il s'agit là d'un cadeau désintéressé de The Pokémon Company, la filiale de Nintendo qui édite le jeu. L'application propose en effet d'acheter à l'intérieur du jeu divers objets qui permettent de récupérer plus vite de l'expérience, ou d'attirer les Pokémon à soi sans se déplacer. Ces objets s'échangent contre des Poképièces, la monnaie virtuelle du jeu qui peut, elle, s'échanger contre des euros bien réels. Et la facture peut vite grimper.

La boutique de \"Pokémon Go\", où les gentilles Poképièces s\'échangent contre de vrais euros.
La boutique de "Pokémon Go", où les gentilles Poképièces s'échangent contre de vrais euros. (FRANCETV INFO)

Attention également aux alentours quand vous partez à la chasse aux Pokémon. Obnubilé par le Pikachu de vos rêves situé sur le trottoir d'en face, vous risqueriez de traverser la route sans prendre garde aux voitures. Pour éviter les drames, un message invitant le joueur à être "toujours attentif" et à "regarder autour de [lui]" s'affiche lors du lancement de l'application.

Certains utilisateurs ont également remarqué qu'il était possible de capturer un Pokémon au volant. A éviter absolument, si vous ne voulez pas risquer l'accident avant d'être devenu le meilleur dresseur de tous les temps.