Doubs : le château de Joux, la prison de Toussaint Louverture et du comte de Mirabeau

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Doubs : le château de Joux, la prison de Toussaint Louverture et du comte de Mirabeau
France 3
Article rédigé par
C. Laronce, M. Bénito, D. Fuet, B. Vidal, Drone : Siron Nicolas dmpod.net - France 3
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Dans le Haut-Doubs, le château de Joux fait partie du paysage depuis 1 000 ans. Transformé en prison au XVIIIe siècle, il compte parmi ses célèbres détenus le révolutionnaire Mirabeau ainsi qu'un général français, Toussaint Louverture, qui a lutté contre l'esclavage. 

À la Cluze-et-Mijoux (Doubs), le château de Joux a forgé sa réputation au fil des destins qui ont croisé sa route. La place forte médiévale, agrandie par Vauban, n'a pas seulement gardé la frontière. La plus grande tragédie de cette forteresse s'est écrite dans ses entrailles. Au XVIIIe siècle, le château de Joux a en effet été transformé en prison d'État. Parmi ses illustres détenus, figurait le héros de la lutte contre l'esclavage, Toussaint Louverture, ancien esclave puis général de la République. Il était alors tombé en disgrâce.

Un acte autonomiste qui l'a condamné

Toussaint Louverture "était le gouverneur de Saint-Domingue à l'époque de la colonie française, dans les Antilles. Il a promulgué un acte autonomiste qui a provoqué la colère du premier consul Bonaparte. C'est pour cela qu'il s'est retrouvé dans cette cellule", raconte Laurene Mansuy, directrice du château de Joux. Enfermé et tenu au secret dans sa geôle sans soleil, le héros de l'indépendance d'Haïti a livré ici sa dernière bataille. "On le laisse décliner à petit feu jusqu'à sa mort, le 7 avril 1803", explique Laurene Mansuy. 

L'histoire de Toussaint Louverture rejoint une autre trajectoire : celle du comte de Mirabeau, futur grand orateur de la Révolution française. Il est arrivé au fort en 1775. "Mirabeau était enfermé ici à la demande de sa famille, notamment de son père, sur lettre de cachet pour affaires familiales puisqu'il avait une vie un peu turbulente. Il aimait jouer, il avait fait plusieurs dettes, et surtout il courait les femmes, ce qui faisait désordre pour la réputation de la famille", rapporte la directrice du château. 

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