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Vidéo Les 5 commandements d'un film de Christopher Nolan, dieu à Hollywood

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A quoi reconnaît-on un film de Christopher Nolan ?
A quoi reconnaît-on un film de Christopher Nolan ? A quoi reconnaît-on un film de Christopher Nolan ?
Article rédigé par Marie-Adélaïde Scigacz
France Télévisions

A l'occasion de la sortie de son dixième long-métrage, "Dunkerque", franceinfo se penche sur les recettes à l'origine du succès du réalisateur britannico-américain.

Le papa d'Interstellar s'est intéressé à un épisode méconnu de la seconde guerre mondiale. Dans son dernier film, Dunkerque, qui sort en salles mercredi 19 juillet, le réalisateur britannico-américain Christopher Nolan raconte l'évacuation de 400 000 soldats britanniques, pris en étau entre les forces allemandes et la Manche, dans cette ville du Nord, en mai 1940. 

Cette "opération Dynamo", épisode connu au Royaume-Uni mais beaucoup moins en France, est racontée depuis trois points de vue différents : de la jetée, de la mer et des airs. Le résultat, pas vraiment un film de guerre au sens classique du terme, est avant tout l'histoire d'une fuite, "un thriller d'action", "un film sur la survie", selon le réalisateur lui-même. Et surtout : un film de Christopher Nolan. Car, en l'espace de dix films, le cinéaste a défini un style qui lui est propre.

Un "auteur" pour Hollywood 

Dès ses premiers films, Following (1999), Memento (2000) et Insomnia (2002) Christopher Nolan s'affirme comme un réalisateur ambitieux. Loin de disposer des budgets à huit chiffres de Hollywood, il redouble de créativité et allie des scénarios complexes à une mise en scène atypique. La construction de ses récits, en particulier, attire l'attention par son originalité (sa tendance à ignorer ou altérer la chronologie). 

En décrochant la réalisation de Batman Begins (2005), Christopher Nolan s'impose comme le nouveau réalisateur en vue à Hollywood. Il signe une trilogie consacrée à l'homme chauve-souris – The Dark Knight (2008) et The Dark Knight Rises (2012) –, sort un beau succès critique – Le Prestige (2006) – et deux blockbusters acclamés, Inception (2010) et Interstellar (2014). Succès critiques et commerciaux, ces films se distinguent encore par le "style Nolan". 

Le réalisateur, qui cite volontiers Stanley Kubrick et Terrence Malick parmi ses influences, excelle dans l'art de dérouter le spectateur. De le perdre, disent même ses détracteurs, lequels décrivent une patte lourdingue et pseudo-intello. Toute une littérature critique se penche d’ailleurs sur sa philosophie et le sens caché de son œuvre. Des exemples ? "Nous sommes le changement auquel nous aspirons : la subjectivité de la substance dans Interstellar", se demande un universitaire. "Faux tatouages et échecs des totems : Kierkegaard et la vérité subjective dans Memento et Inception", s'interroge une autre. Vous avez quatre heures pour plancher là-dessus. Sinon, vous pouvez aller voir Dunkerque. Le long-métrage ne dure cette fois qu'une heure et 46 minutes.

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