Gisèle Casadesus : "Avis aux aux réalisateurs, j'ai encore envie de tourner !"

A bientôt 99 ans, Gisèle Casadesus est sous les feux de l’actualité avec la sortie le 20 mars de « Sous le figuier », le nouveau film d’Anne-Marie Etienne. Aux côtés d'Anne Consigny, Jonathan Zaccaï et Marie Kremer, la doyenne des comédiens français incarne Selma, une vieille dame pleine de sagesse. Une qualité qui semble habiter celle dont la carrière a débuté à 20 ans à la Comédie-Française.

Gisèle Casadesus, une énergie de vivre et de jouer intacte 
Gisèle Casadesus, une énergie de vivre et de jouer intacte  (PHOTOPQR/VOIX DU NORD/Max ROSEREAU )
Reportage : Christelle Massin, Jean-Marc Vasco, Bertrand Deleporte
Gisèle Casadesus peut-elle interpréter des rôles de nonagénaire méchante et acariâtre ? Vu sa carrière, on peut se dire que oui mais toujours est-il qu’aujourd’hui, avec son regard pétillant et son sourire bienveillant, Gisèle Casadesus « rafle » littéralement tous les personnages de vieille dame sympathique.
 En 2009, Jean Becker lui offrait ainsi le rôle de Marguerite dans « La tête en friche » où elle incarnait  une vieille dame pleine de bienveillance et de curiosité aux côtés d’un Germain /Gérard Depardieu quasi analphabète.
Cette fois, Anne-Marie Etienne lui offre un autre rôle dans la même veine, lumineux mais où il est davantage question de la mort puisque Selma, son personnage, est gravement malade. C’est pourtant elle qui va redonner de la joie et de la sérénité aux trois jeunes adultes en pleine crise existentielle avec qui elle va passer un été sous le figuier aux bords de la Moselle.
Sieste sous le figuier pour Marie Kremer, Jonathan Zaccaï et Anne Consigny
Sieste sous le figuier pour Marie Kremer, Jonathan Zaccaï et Anne Consigny (Océan Films)
Loin d’être triste, le film se veut positif, à l’image finalement de Gisèle Casadesus qui porte un regard émerveillé sur sa vie (une carrière exceptionnelle, un mariage qui a duré 72 ans et 4 enfants qui sont devenus des artistes reconnus) et sur le monde en général comme en témoigne cette interview accordée à Laurent Delahousse dans le journal de France 2.