Jean-Paul Belmondo cascadeur : un acteur intrépide qui n'aimait pas tricher

L'acteur Jean-Paul Belmondo, mort lundi à l'âge de 88 ans, a tenu pendant toute sa carrière à assurer lui-même les scènes de cascade de ses films.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Jean-Paul Belmondo sur le tournage de "Peur sur la ville" , d'Henri Verneuil (1975) (AFP)

Jean-Paul Belmondo n'était pas seulement un grand acteur. Il aurait pu être boxeur, membre du GIGN, mais il avait choisi le cinéma. Avec lui, les méchants n'avaient qu'à bien se tenir. Athlète accompli jusque dans ses derniers films, L'As des as prenait tous les risques : il était connu pour assurer lui même les numéros périlleux des personnages qu'il incarnait dans ses films. Car ce casse-cou, disparu lundi 6 septembre 2021 à l'âge de 88 ans, n'aimait pas tricher.

Ami de plusieurs cascadeurs professionnels, dont Rémy Julienne, il n'a quasiment jamais été doublé et a accompli lui-même la plupart de ses exploits à partir de L'Homme de Rio (1964) et jusqu'à son AVC en 2001 à l'âge de 68 ans, avec parfois si peu d'équipement que cela tenait presque de l'inconscience.

Jean-Paul Belmondo avait à cœur de réaliser lui-même ses cascades, qui étaient parfois extrêmement périlleuses. Il avait par exemple survolé Venise suspendu à un trapèze dans "Le Guignolo" de Georges Lautner. Retour sur ses plus belles cascades.
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"Beaucoup de gens m'ont vu faire des cascades et ils savent que je les fais moi-même, je ne me fais pas doubler", reconnaissait-il. "Tout jeune, j'ai hésité entre une carrière sportive ou acteur et avec ce genre de cinéma je fais les deux, donc je suis un homme comblé", ajoutait-il.

Les cascades, Bébel n'en avait jamais assez

Qu'il passe entre deux immeubles sur un câble dans L'Homme de Rio, qu'il évolue sur le toit d'un métro et s'applatisse juste avant de passer dans le tunnel dans Peur sur la ville, qu'il se retrouve suspendu à un hélicoptère en caleçon et multiplie les acrobaties aériennes dans Le Guignolo, ou qu'il escalade une jetée à bord d'un canot lancé à 100 km / heure dans Joyeuses Pâques, ses cabrioles et ses numéros d'équilibriste ont fait le bonheur de générations de spectateurs.

Les cascades, Jean-Paul Belmondo "n'en avait jamais assez", racontait au Parisien en 2017 le cascadeur Rémy Julienne, qui l'entraînait pour tous ses films. "Il était formidablement athlétique, bien sûr, n'avait aucun vertige, mais il avait surtout un mental phénoménal." "Avec lui, c'était toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus loin (...) il avait une confiance absolue, ce qui est extrêmement rare, y compris de la part de cascadeurs professionnels. (...) C'était quand même imprudent, ce qu'on faisait ! Quand j'y repense aujourd'hui, j'en ai les poils qui se dressent..."





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