Cannes rend hommage à Pierre Lescure pour son dernier festival en tant que président

Il avait succédé à Gilles Jacob en 2014. Pierre Lescure s’apprête à son tour à quitter la présidence du Festival de Cannes. La ville a souhaité lui rendre hommage avant son départ et saluer le travail de cet amoureux du cinéma.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Détail du portrait de Pierre Lescure de l'artiste cannois OLLL. (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 3 / E. FELIX)

Encore quelques jours à accueillir le monde du cinéma en haut des marches du Palais des Festivals, et Pierre Lescure rendra son costume de président du Festival de Cannes. Le maire de cannes David Lisnard a tenu à ce que la ville lui rende un hommage officiel. Une cérémonie était organisée lundi 23 mai. Le futur ex-président s’est vu offrir un maillot de foot de l’AS Cannes à son nom et portant le numéro 75, référence à cette 75e édition ; mais aussi un blouson à l’effigie d’Audrey Hepburn ainsi qu’un portrait de lui réalisé par l’artiste cannois OLLL.  

Pierre Lescure et Cannes sont très liés, et il continuera de venir, ne serait-ce que comme journaliste où il excelle, pour couvrir nos évènements.  

David Lisnard

Maire (LR) de Cannes, Alpes-Maritimes    

FTR

Pas de tristesse

À 76 ans et après huit ans passés à la tête de l’un des plus prestigieux festivals de cinéma, Pierre Lescure s’apprête donc à passer la main à Iris Knobloch, ancienne patronne de Warner France, désignée cet hiver pour lui succéder. À quelques jours de la clôture du festival, beaucoup d’émotion, mais pas de vague à l'âme pour Pierre Lescure : "J’ai changé cinq ou six fois de boulot important dans ma vie, là c’était décidé depuis février 2020 de m’arrêter cette année, donc tant que j’ai des projets, je n’ai pas de tristesse".  

Une histoire d’amour entre l’homme de presse et de télévision, fou de cinéma, et le festival qui s’est nouée il y a bien longtemps : "Mes meilleurs souvenirs en tant que festivalier, c’est le premier, parce qu’on oublie jamais son premier. C’était en 79, ça a été une année dingue puisqu’il y avait Apocalypse Now, il y avait Le Tambour, il y avait Les Moissons du ciel. Et une fois que j’avais vu tout ça, j’ai croisé Gilles Jacob sur la Croisette qui m’a dit : j’espère que vous ne partez pas, parce qu’il y a Manhattan le nouveau Woody Allen ; et je suis sorti de la projection en pleurant, comme tous ceux qui l’ont vu en noir et blanc à cette époque-là".  

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