Les animaux hybrides et fantastiques du sculpteur Pierre Matter dans son jardin et son atelier en Touraine

Le sculpteur Pierre Matter a créé son propre univers composé d'animaux fantastiques en bronze, en cuivre ou en inox. Avec ses œuvres, il souhaite montrer l'impact de la technologie sur les animaux.
Article rédigé par Léna Thobie-Gorce
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 1 min
Le sculpteur Pierre Matter créé des créatures hybrides composées de bronze et de pièces de métal. (France 3 Centre-Val de Loire : D. Pouget / J. Bernier / G. Engels)

Sculpteur depuis plus de 20 ans, Pierre Matter exprime son art à travers le métal. Il a créé un univers fantastique fait de créatures hybrides où le bronze côtoie des pièces de métal industrielles. En effet, il s'amuse à donner une seconde vie à ces pièces de cuivre, d'inox ou de laiton pour en faire des animaux. Ainsi, lion, bison ou encore rhinocéros peuplent le jardin de son atelier en Touraine.

Sculpteur Pierre Matter
Sculpteur Pierre Matter Sculpteur Pierre Matter (France 3 Centre-Val de Loire : D. Pouget / J. Bernier / G. Engels)

Originaire d'Alsace, Pierre Matter voulait d'abord être astrophysicien. Finalement, il s'adonne à la création artistique via la sculpture tout en suivant les pas de son père. "Je viens d'une famille d'ouvrier dans le textile, mon père était contremaître. Il était une espèce de bricoleur fou donc la mécanique j'ai baigné dedans depuis tout petit", raconte-t-il.

Pour réaliser ses créatures fantastiques, plusieurs mois sont nécessaires, comme pour le mino-torero, rencontre entre le minotaure et le torero. "À l'origine, j'ai fait le modèle en pâte à modeler. Et puis là j'ai intégré un peu de tout, il y a des jouets de gamins, il y avait un prototype de robot, il y a toutes sortes de pièces. Une fois que tout est assemblé, meulé et poncé, on fait une oxydation à chaud du métal", explique le sculpteur.

L'impact de la technologie sur les animaux

Le travail de Pierre Matter est le fruit de la rencontre entre mythologie et nouvelles technologies. Au fil du temps, il a mûri sa réflexion sur l'impact de la technologie sur les animaux, victimes de l'industrialisation.

"Surtout les animaux domestiques, dans l'industrie laitière, on en a fait des usines. Nous, les humains, on est de plus en plus envahi par la technologie. Pour l'humain, il y a du positif et du négatif. Pour les animaux, il n'y a que du négatif parce qu'ils sont instrumentalisés et réduit à l'état d'objet", explique-t-il. Avec ses créatures, il veut montrer la puissance de la technologie face à la nature.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.