Nancy : un tableau de Paul Signac, volé en 2018, restitué au musée des Beaux-Arts

Le "Port de La Rochelle" a réintégré le musée après un séjour en Ukraine où il a été retrouvé en 2019. Le tableau est estimé à plus d’1,5 million d’euros.

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Radio France
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Le Port de la Rochelle de Paul Signac, volé en mai 2018, a été restitué au musée des Beaux-Arts de Nancy, le 12 février 2021. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Un tableau de Paul Signac, volé en 2018 à Nancy, est officiellement rendu au musée des Beaux-Arts de la ville vendredi 12 février lors d’une cérémonie à l’Hôtel de ville, rapporte France Bleu Sud Lorraine.

En mai 2018, en pleine journée, des voleurs étaient entrés dans le musée et avaient découpé l’une des toiles les plus exposées, datant de 1915 : Le Port de La Rochelle, de Paul Signac. Seul le cadre, vide, était resté en place. Le tableau est estimé à plus d’un million et demi d’euros.

Subtilisé par un gang ukrainien de voleurs d’œuvres d’art 

C’est un an plus tard, en 2019, en Ukraine, que le tableau a été retrouvé, selon les informations de France Inter. Les policiers ukrainiens sont sur le point d’embarquer un suspect dans une affaire de meurtre quand celui-ci les supplie de prendre soin d’une toile enroulée au fond d’un placard, le chef-d’œuvre d’un peintre français, dit-il. C’est comme cela que les enquêteurs de l’OCBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels) ont été prévenus que Le Port de La Rochelle de Signac avait été retrouvé.

Les enquêteurs apprennent également que l’un des complices du voleur a été interpellé quelques mois auparavant en Autriche pour le vol d’un Renoir. Ce complice, ukrainien lui aussi, est en fait le cerveau présumé d’une bande de voleurs d’œuvres d’art. Il est capable de découper avec le plus grand soin des toiles de maître, tout en laissant le cadre, selon les informations de France Inter. Cet homme de 61 ans est également soupçonné avec ses complices du vol d’un autre tableau de Renoir en 2017 à Saint-Germain-en-Laye ainsi que d’un Eugène Boudin et d’un Galien-Laloue lors d’une vente aux enchères à Versailles en 2018.

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