Musée de l'Orangerie : immersion virtuelle au milieu des Nymphéas de Claude Monet

Les toiles monumentales de Monet entrent dans la troisième dimension. Grâce à la réalité virtuelle, les Nymphéas s'animent pour décliner leur teintes pastelles au son de la voix de l'artiste. Rendez-vous au musée de l'Orangerie pour en prendre plein les yeux.

Claude Monet - Les Nymphéas en réalité virtuelle - 1908
Claude Monet - Les Nymphéas en réalité virtuelle - 1908 (Lucid realities - Musée d'Orsay et musée de l'Orangerie)
Les voir éclore, faner, disparaître puis renaître dans le bassin de Giverny. Les contempler au fil des mois. Presque pouvoir les toucher, presque pouvoir les sentir. La saison des Nymphéas numériques a débuté au musée de l'Orangerie. Désormais, plus besoin de parcourir les 200 m² d'exposition pour les admirer au milieu des branches de saules dans les miroirs d'eau, ils arrivent plein champ dans les mirettes du visiteur. La fleur préférée de Claude Monet s'anime grâce à un casque de réalité virtuelle.

Reportage : France 3 , D. Wolfromm / J-C. Duclos / M. Anglade / J-A. Balcells / O. Ozier-Lafontaine.

 

"En dehors de la peinture et du jardinage, je ne suis bon à rien…"Claude Monet

Claude Monet a décliné son amour des nénuphars pendant trois décennies, dans près de 250 tableaux, dont plus de quarante panneaux en grand format. L'ensemble, exposé au musée de l'Orangerie depuis 1927, offre une fresque panoramique monumentale sur près de cent mètres linéaires. 

Claude Monet voulait ainsi créer "l'illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage". Aujourd'hui, la réalité virtuelle fait entrer son ambition dans une nouvelle dimension, en donnant vie à ses tableaux. 
Monet peignant les nymphéas vers 1922
Monet peignant les nymphéas vers 1922 (Musée d'Orsay)

Cette expérience interactive a été imaginée dans le cadre de l'année Clémenceau, en partenariat avec la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale. Claude Monet avait, en effet, fait don de ses Nymphéas au musée de l'Orangerie le lendemain de la signature de l'armistice le 11 novembre 1918, comme symbole de paix.