"Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" : une dimension humaniste pour l'exposition de la Fondation Maeght

À Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes), la Fondation Maeght propose une nouvelle lecture de sa collection pour évoquer l’humanité et ses représentations.  

\"Les Deux yeux\" d\'Alexander Calder, à gauche, et un dessin de Julio Gonzales, à droite, à la Fondation Maeght.
"Les Deux yeux" d'Alexander Calder, à gauche, et un dessin de Julio Gonzales, à droite, à la Fondation Maeght. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)

À Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes), la Fondation Maeght propose une approche inédite de sa collection. Pour l'exposition "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?", une centaine d’œuvres sont réunies jusqu'au 11 mars 2018 pour évoquer l’humanité et ses représentations. 

Dessins, peintures et sculptures

Les mots de Louis Aragon donnent son titre à l’exposition qui présente une partie des trésors de la collection Maeght, riche de quelque 2 000 œuvres. La première salle est consacrée à la force des regards, celle des Deux yeux, une gouache hypnotisante d’Alexander Calder. Il y a aussi ce dessin de Julio Gonzales, qui fut l’ami de Picasso. Il traduit dans un regard tout le désespoir d’une femme pendant la guerre civile espagnole. Dans la salle suivante, une série de neuf dessins de Julio Gonzales évoquent le corps et sa représentation. Ces œuvres n’ont jamais été montrées, à l'instar de cette Femme se lavant les pieds.

Les dessins de Julio Gonzales avec au centre \"Femme se lavant les pieds\".
Les dessins de Julio Gonzales avec au centre "Femme se lavant les pieds". (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)

Olivier Kaeppelin, le commissaire de l’exposition, décrit un dessin doux, sensuel. "L'expression dit-il, du désir d'un peintre pour cette femme qu'il dessine".

Les couleurs de la fête, du rêve, de la solitude

L’exposition s’arrête ensuite sur les gestes du travail et de la fête avec des œuvres de Kandinsky ou de Gérard Fromanger.

\"Le Dipri de Gaumont\" de Gérard Fromanger, exposé à la fondation Maeght.
"Le Dipri de Gaumont" de Gérard Fromanger, exposé à la fondation Maeght. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)

Sont aussi présentes les atmosphères urbaines et la nature avec La Partie de campagne de Fernand Léger ou l’étonnant Pompéi de Jacques Monory.

\"La Partie de campagne\" de Fernand Léger et \"Pompéi\" de Jacques Monory à la fondation Maeght.
"La Partie de campagne" de Fernand Léger et "Pompéi" de Jacques Monory à la fondation Maeght. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)

Puis vient la salle consacrée aux rêves, qui fait une large place aux créations de Marc Chagall. On y voit une aquarelle de 1963 intitulée Les Amoureux

\"Les Amoureux\" de Marc Chagall, une aquarelle de 1963, exposée à la fondation Maeght.
"Les Amoureux" de Marc Chagall, une aquarelle de 1963, exposée à la fondation Maeght. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)

Le commissaire de l’exposition, évoque "un rêve de l'amour" de la part de Chagall. "C'est une oeuvre qu'il n'a pas voulu achever", explique Olivier Kaeppelin, décrivant "deux amoureux, à la tombée de la nuit, dont le rêve s'élève dans la nature au-dessus du village de Saint-Paul-de-Vence".    

Le parcours explore aussi les fureurs et les tremblements de l’humanité, ainsi que le silence et la solitude, au travers notamment de L'Homme qui marche et de La Femme debout d’Alberto Giacometti.  

\"L\'Homme qui marche\" d\'Alberto Giacometti, une sculpture exposée à la fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence.
"L'Homme qui marche" d'Alberto Giacometti, une sculpture exposée à la fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)

L'exposition "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" - un reportage d'Anne Chépeau
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