Au Grand Palais éphémère, une exposition entièrement en réalité augmentée ce week-end

Sur le Champ de Mars, le festival "Palais Augmenté" propose un type d'art contemporain que peuvent seulement pratiquer des artistes ayant assimilé les technologies numériques de pointe.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Genius loci, installation augmentée à grande échelle et spécifique, de Theo Triantafyllidis installée sous la voûte du Grand Palais éphémère pour le Festival Palais Augmenté (DR)

Le Grand Palais éphémère innove en accueillant ce week-end le premier festival en réalité augmentée jamais organisé, où des oeuvres mouvantes et virtuelles peuvent être suivies par le "troisième oeil" d'une tablette ou d'un smartphone.

"C'est une première en France et au monde", a assuré à l'AFP Roei Amit, directeur du numérique à la Réunion des musées nationaux (RMN)-Grand Palais. "Ce sont des oeuvres de jeunes artistes, oeuvres virtuelles qui existent bien, ici et maintenant ! Mais on ne les découvre qu'à travers les écrans. L'écran est alors un troisième oeil qui nous permet de développer des relations avec les oeuvres", a-t-il expliqué.

Se munir de son téléphone portable et d'une batterie pleine

Sur le Champ de Mars, dans ce hall d'expositions de 10.000 m2 conçu par l'architecte Jean-Michel Wilmotte pour la durée des travaux du Grand Palais, le festival "Palais augmenté" propose un type d'art contemporain que peuvent seulement pratiquer des artistes ayant assimilé les technologies numériques de pointe.

Le public est convié à venir gratuitement (sur réservation) muni de son portable avec une batterie pleine, a précisé la RMN. Une application, nécessaire à la visualisation des oeuvres, devra être téléchargée, et des médiateurs seront présents.

En déambulant, on pourra voir sur son écran les oeuvres virtuelles se déployer dans l'espace: des mains qui poussent comme des tentacules, des fleurs fantastiques, un énorme monstre rose qui se promène sous la voûte, pond des oeufs et commente la situation actuelle, l'histoire, la culture, l'architecture du bâtiment. Une des artistes permet même au visiteur, muni d'un appareil 5G spécialement fourni par les médiateurs, de générer des traces virtuelles.

Oeuvre ECAL - Basil Dénéréaz Kylan Luginbühl Bachelor Media & Interaction Design au festival Palais augmenté au Grand Palais Ephémère  (DR)

Cinq artistes et deux écoles, GOBELINS et l'ECAL, à Lausanne, ont participé à ce défi. "Tous d'une trentaine d'années environ, ils ont grandi avec des outils digitaux et sont à l'avant-garde. Beaucoup de leur thèmes sont liés à l'écologie, au végétal, à l'espace", souligne Roei Amit.

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