Dans le Nord, le démantèlement du "blockhaus miroir" divise les habitants

Sur le littoral de la commune de Leffrinckoucke, un étrange blockhaus couvert de miroirs a scintillé pendant plusieurs années. Mais la commune ne veut plus entretenir cette oeuvre d'art. 

Article rédigé par
Camille Belsoeur - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le "blockhaus miroir" sur le littoral du département du Nord à Leffrinckoucke. (FRANCEINFO)

Dans le département du Nord, à Leffrinckoucke, un blockhaus était habillé depuis quelques années d'un costume de verre. C'est l'artiste Bertrand Seguin qui avait couvert cet ancien bâtiment militaire d'une pellicule de miroirs. Une oeuvre d'art grand format intitulée Réfléchir et qu'adorait les promeneurs sur la plage. 

"Cela représentait bien l'image du littoral. Il y a avait plein de touristes qui venaient. C'était mondialement connu. Je trouve ça vraiment dommage", dit un bénévole qui aide l'artiste à démanteler son miroir géant à coup de burin. Une habitante en promenade avec sa fille sur la plage se rappelle de bons souvenirs : "j'ai plein de photos qu'on a fait à chaque fois qu'on venait ici". 

Dans le Nord, le démantèlement du "blockhaus miroir" divise la population

Un conflit autour des droits d'auteur

Si le "blockhaus miroir" est démantelé, c'est qu'il subit trop les dégâts du vent, des marées et du froid. La région des Hauts-de-France avait proposé une subvention de 80 000 euros sur trois ans pour l'entretenir. Mais la commune de Leffrinckoucke a refusé l'enveloppe. "Nous n'avons pas les agents qui permettraient d'entretenir sur le long terme le blockhaus. C'est surtout ça qu'il faut retenir. C'était 80 000 euros sur trois ans, et après qu'est-ce qu'on fait ?", s'interroge le maire Olivier Ryckebusch. 

Pour l'artiste Bertrand Seguin, la pilule est difficile à avaler. L'artiste se sent spolié par cette décision. "On est face à des gens qui ont exploité illégalement cette image pour le tourisme, dans toutes les vidéos de l'office de tourisme, et cela sans aucune autorisation", soupire l'artiste, qui réclame 120 000 euros de droits d'auteur. 

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