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Une adolescente partie pour "rejoindre le jihad" interceptée a l'aéroport de Lyon

La jeune fille s'apprêtait à embarquer vers la Turquie à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry.

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France Télévisions
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Une salle d'enregistrement à l'aéroport de Lyon Saint-Exupery, à Lyon (Rhône), le 2 avril 2012.   (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Sa fugue avait été signalée par ces parents. Elle était en fait partie dans l'espoir de "rejoindre le jihad", en Syrie. Une adolescente de 14 ans a été interceptée mardi dans le Rhône. Elle s'apprêtait à embarquer vers la Turquie à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, a indiqué le parquet de Grenoble (Isère).

"Nous avons été avisés par son père, à qui la jeune fille avait envoyé un SMS dans lequel elle indiquait vouloir quitter la France pour rejoindre le jihad", a indiqué le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, confirmant une information d'Europe 1. L'adolescente, aujourd'hui placée dans un foyer, semblait "embrigadée" et niait toujours les faits, a-t-il ajouté.

D'après les premiers éléments de l'enquête, l'adolescente a acheté elle-même un aller simple pour la Turquie moyennant une somme en liquide qu'elle a retirée de son propre compte en banque. "Elle avait de l'argent sur son compte. Elle s'est rendue dans une première agence de voyage, qui a refusé de lui fournir un billet d'avion. La seconde a accepté", a ajouté le magistrat. La jeune fille avait été signalée en fugue lundi soir par ses parents, inquiets de ne pas la voir rentrer du collège grenoblois où elle est scolarisée.

Le phénomène prend "de l'ampleur"

Selon Bernard Godard, attaché au bureau central des cultes au ministère de l'Intérieur, le phénomène "est en train de prendre de l'ampleur" et touche quelque 700 personnes en France, dont au moins 40 sont actuellement en Syrie. Selon une note confidentielle de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), rendue publique en octobre, il était indiqué que 400 Français avaient rejoint les rangs des islamistes opposés à Bachar Al-Assad, depuis le début de la guerre civile, en 2011.

Parmi ces candidats au jihad figurent plusieurs adolescentes, comme le montre ce reportage de France 2. Le 31 janvier dernier, deux adolescents toulousains de 15 et 16 ans candidats au jihad en Syrie avaient été présentés à une juge antiterroriste qui avait mis en examen le plus jeune, une mesure rarissime pour des mineurs. Par ailleurs, trois jeunes hommes qui projetaient d'aller combattre en Syrie ont été jugés fin janvier par le tribunal correctionnel de Paris.

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