Tourisme : une nuit au presbytère

a revoir

Présenté parMarie Drucker

Diffusé le 28/09/2014Durée : 00h30

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Plus que quelques semaines et cette famille devrait emménager dans cette grande maison encore en plein travaux. Un presbytère qui n'abritait plus de prêtre et qui est resté désaffecté de longues années.

Ici, ce sera le salon.

Le père est intérimaire, la mère commerciale. Très impliquée dans la vie de la paroisse, elle apprend il y a un an que le presbytère est à louer, à un prix 20 à 30% moins cher que celui.

Pour nous, ça tombe du ciel, c'est un cadeau.

Vous n'auriez pas pu vous l'offrir autrement, sinon.

Le paradis pour leur garçon, qui partageait jusqu'ici sa chambre avec sa SOGU l'.

Qu'est-ce qui va changer dans ta vie ici.

La cour est deux fois plus grande, la maison pareil. Et je pourrai être tranquille dans ma chambre.

En louant le presbytère à cette famille, le prêtre ne cherche pas à faire des bénéfices. L'objectif de la paroisse: redonner vie à son patrimoine. C'est le diocèse qui finance les travaux.

70.000 euros, payés par l'Eglise. Nous bénéficions de Christophe, qui s'investit aussi dedans. Ça appartient à l'Eglise, mais c'est une charge car ça a été catalogué au patrimoine de l'Unesco.

A une vingtaine de kilomètres de là, le prêtre a loué un autre presbytère à cette famille de quatre enfants: 500 euros par mois pour cette maison de 130 m2. Dans le privé, ils paieraient 200 à 300 euros de plus.

Le loyer, ce n'est pas ce qui nous a motivés en premier, c'est le lieu chargé d'histoire. C'est toute une histoire qui est derrière.

Le prêtre a pris le temps pour trouver cette famille très croyante. Elle a signé un bail et s'engage à participer à la vie de la paroisse.

Des personnes qui n'étaient pas catholiques, ce n'était pas possible pour vous.

Non, il y aurait eu trop de différences. Ceux qui habitent un presbytère, il faut que ça les intéresse, que la vie de l'Eglise les concerne, que ça fasse partie de ce qu'ils veulent pour l'éducation de leurs enfants.

En Normandie, en plein coeur de Bayeux, on pourrait croire ces bénédictines coupées du monde. Mais elles n'ont jamais été autant au contact de la réalité. Elles ne sont qu'une quinzaine pour entretenir les 4 hectares de leur monastère, alors il faut trouver de l'argent. Depuis plus de dix ans, elles louent une trentaine de chambres a la nuit, dans l'ancien pensionnat du monastère. Pour deux personnes, comptez 40 à 65 euros, petit déjeuner compris. L'an dernier, elles ont enregistré près de 5.000 nuitées.

Il faut gagner notre vie, comme tout le monde, c'est normal. C'est notre identité, mais si en plus ça peut être notre gagne-pain, c'est formidable.

Séminaires d'entreprise, réunions de famille, vins d'honneur pour les mariages, le monastère se diversifie au fil du temps. Et les soeurs ne comptent pas en rester là. Cette bibliothèque pourrait bien devenir un petit salon pour mieux accueillir les hôtes.

Un bon coup de peinture sur les murs, quand les gens arrivent à l'entrée, ce n'est pas beau du tout. Certainement, je Iouerais tout Vendre signifierait qu'il ne reste plus une soeur dans le monastère.

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