Tourisme industriel : dans les mines du Nord

a revoir

Présenté parNathanaël de Rincquesen

Diffusé le 26/07/2013Durée : 00h40

Dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, le charbon n'est plus exploité depuis les années 90. Pourtant, la fosse Delloye, haut lieu de l'extraction minière, a attiré des millions de visiteurs depuis son son ouverture au public.

Comme les mineurs qui prenaient ce couloir, chaque matin, on s'équipe pour se rendre à la fosse. Les lampes se sont éteintes ici en 1971.

On va marcher dans leurs pas pour rejoindre la cage. On va emprunter la passerelle du personnel.

Le charbon : 3 siècles d'histoire industrielle commencée dans le Nord en 1720.

Attention à la tête.

150.000 visiteurs viennent ici chaque année.

Ils étaient 25 a l'intérieur. C'étaient des hommes costauds, plus la lampe, l'outillage et la besace pour le repas. Les cages des mineurs ne tenaient que par un seul câble ! Ce qui n'est pas le cas de la nôtre, je vous rassure.

480 m de descente jusqu'à la bowette, la galerie principale. Puis, à deux ou trois tours Eiffel sous terre : les puits.

Le pays leur a demandé un effort gigantesque, ils l'ont fait.

Ici, les veines font 60 cm de haut. Le mineur travaille allongé ou à genoux, et abat le charbon au marteau-piqueur.

On tournait avec 200 à 300 mineurs par poste. On imagine le vacarme, à devenir complètement sourd.

C'était un enfer! Epouvantable ! On se demande comment ça a pu exister. C'est notre patrimoine, on se doit de venir voir dans quelles conditions travaillaient nos anciens.

Les galibots : ce sont les apprentis qui ont officiellement 8 ans.

Ces conditions de travail, ça fait réfléchir.

Les fils d'ouvriers n'avaient pas le luxe de réfléchir. C'était l'usine ou la mine. Joël Pamart a été mineur de fond pendant 15 ans et 3 mois.

Au fond, il faisait de 30 à plus de 40 degrés, parfois 50 degrés ! En 8 heures de travail, on perdait 3 ou 4 kilos.

Au retour, tous se retrouvaient dans la salle des douches. Les vêtements étaient pendus pour gagner de la place. Quand ils restaient en bas, c'était mauvais signe.

On avait entendu parler des mineurs, mais la visite, ça marque.

On sent l'émotion des gens. On pense à ce qu'ont fait nos pères. Mon père est mort à 40 ans de silicose. J'ai perdu pas mal de camarades, tués par un coup de grisou.

Entre les touristes et le monde de la mine, c'est une vraie rencontre. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, une dizaine de sites miniers se visitent encore.

5.000 entreprises en France sont ouvertes au public.

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