Tour de France : c'est arrivé un 3 juillet... La terrible chute de Laurent Jalabert à Armentières

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Article rédigé par
Louis Delvinquière - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Laurent Jalabert au sol, le nez et la bouche en sang après sa chute dans le sprint d'Armentières, sur la première étape du Tour de France, le 3 juillet 1994. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Dimanche 3 juillet 1994, il fait beau sur la route du Tour. Sur la première étape entre Lille et Armentières, le sprint massif est inévitable. Alors que les coureurs arrivent lancés comme des fusées à plus de 60 km/h, la catastrophe survient. Un policier placé devant les barrières tente de prendre une photo. Il est percuté par le champion de Belgique, Wilfried Nelissen (Novemail). L'homme au maillot noir, rouge et jaune passe par-dessus son vélo, qui se brise en deux. Un terrible carambolage s'ensuit.

Parmi les principales victimes figure un coureur au maillot rose, membre de l'équipe Once : Laurent Jalabert. Souffrant de multiples fractures au visage, le Français est transporté en ambulance au CHU d'Armentières. Sans surprise, le Tricolore, très attendu lors de cette course, abandonne, tout comme Nelissen et l'Ukrainien Alexander Gontchenkov.

Après les faits, le directeur sportif de la Novemail, Walter Planckaert, dénonce "une erreur d'organisation", comparant le Tour de France à une "kermesse". De son côté, le directeur de course, Jean-Marie Leblanc, soutient qu'il s'agit d'une "erreur humaine", précisant  que "les agents de police ne connaissent pas toujours les règles du Tour de France". À la suite de cette chute marquante, "Jaja", alors âgé de 26 ans, ne prendra que très rarement part à des sprints massifs.

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