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Syrie : dans un quartier de Damas

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France Télévisions

Ils sont prudents, s'ils venaient à perdre.

Ici, on ne peut plus avancer. Si on traverse, ils ouvrent le feu.

A quelques centaines de mètres, une roquette vient d'être tirée par les rebelles. Les miliciens s'y rendent en renfort. La rue est dangereuse, les tirs nourris. A travers des meurtrières de fortune, les hommes de la défense nationale se relaient. En retrait, un sniper surveille un éventuel départ de roquette.

Les rebelles ont attaque notre position, ils ont avance vers nous. On a dû ouvrir le feu pour les repousser.

Cela fait 8 mois qu'ils tiennent tant bien que mal cette rue étroite. Les maisons alentour témoignent de la violence des combats. Même si cet après-midi, l'ennemi reste invisible. Pour moins de risques, les miliciens ont trouvé une solution. 4 caméras aux angles de la rue et autant d'écrans de contrôle.

On a installé ces caméras pendant la nuit. Sur celle-là, on voit qu'ils ont mis des sacs de sable pour se protéger.

Les rebelles ont trouve une parade. Après 8 mois de combat, les rues sont devenues trop dangereuses. Les combattants ont décide de percer des ouvertures dans chacun des murs des bâtiments, même dans les écoles maternelles. Il y a bien longtemps qu'aucun écolier ne s'est aventuré ici. Cela révolte les partisans de Bachar AI-Assad, pleins de haine pour ceux qu'ils désignent comme "terroristes".

J'etais vendeur, tant qu'il y aura des rebelles je me battrai.

A 200 mètres, les commerces sont ouverts, les enfants jouent dans la rue au son des détonations, comme habitués aux ravages d'une guerre civile qui dure depuis plus de 2 ans.

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