Vendée Globe : le skipper Damien Seguin regrette ses propos sur les bonifications "qui pourrissent l’arrivée"

Les premiers arrivés ne seront pas forcément les vainqueurs, alors que les premiers navigateurs du Vendée Globe vont arriver aux Sables d'Olonne. Le skipper Damien Seguin a réagi sur franceinfo, avant de "préciser sa pensée".

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Radio France
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Jérémie Beyou, skipper de Charal, reprend la mer apres avoir réparé son bateau sur le Vendée Globe.  (JEROME FOUQUET / MAXPPP)

"Les bonifications, ça pourrit complètement cette arrivée" du Vendée Globe, dénonce mardi 27 janvier sur franceinfo le skipper Damien Seguin. "Je suis un peu révolté contre cette manière de faire", déclare Damien Seguin, qui pointe à la sixième place, à quelques heures de l'arrivée.

Plusieurs skippers ont reçu des bonifications après avoir participé au sauvetage de Kevin Escoffier. L'ordre sur la ligne d'arrivée au large des Sables-d'Olonne pourrait donc être différent du classement final, d'autant que les premiers concurrents sont proches.

"Je pense que le jury s'est un peu précipité à donner ces bonifications un peu trop vite, sans prendre le contexte particulier. C'est un peu dommage."

Damien Seguin

à franceinfo

"J'en ai parlé rapidement avec d'autres coureurs, on était un peu d'accord sur l'analyse", poursuit Damien Seguin. Le skippper de Groupe Apicil avoue avoir "un rapport particulier avec les jurys" : "J'ai toujours considéré, et à juste titre vu mes nombreuses expériences en olympisme et tout ça, que c'était des trop vieux messieurs qui jugeaient sur des choses qu'ils n'avaient pas l'habitude de pratiquer eux-mêmes. Forcément, les décisions ne sont pas souvent bonnes."

"Mes mots étaient mal choisis", regrette le skipper

Quelques heures après la publication de cet article, Damien Seguin est revenu sur ses propos. "Je n'aurai pas dû commenter, mes mots étaient mal choisis", a-t-il déclaré dans un communiqué posté sur le site du Vendée Globe.

Le skippeur du groupe APICIL précise qu'il "livrait un sentiment général sur la course. Forcément, les compensations en temps viennent perturber cette magnifique fin de course. Ces compensations font suite à une situation exceptionnelle liée au sauvetage d'un skipper, une situation hors du commun et le jury a pour rôle de rendre des décisions justes."

Damien Seguin a également ajouté qu'il "était dans un bel état de fatigue et tendu" car il n'avait "pas le vent attendu. Je le reconnais, ce n’était pas mon rôle de livrer une telle analyse à ce moment-là", a-t-il ajouté, estimant que "jamais le Vendée Globe n'a connu une telle fin. C'est l'arrivée la plus palpitante jamais vue sur une course au large."

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