Vendée Globe : Dalin accentue son avance à l'abord d'une nouvelle dépression

En ce jour de Noël, Charlie Dalin (Apivia) a repris la tête de la course et devance désormais au classement Yannick Bestaven (Maître Coq IV) de 34 milles (un peu plus de 60 km) alors qu'ils doivent négocier une dépression venue du Nord qui pourrait jouer les trouble-fêtes.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Charlie Dalin sur son Imoca (Apivia).  (LOIC VENANCE / AFP)

Après avoir repris la tête sur Yannick Bestaven, Charlie Dalin a décidé d'accélérer. Alors que se profile une dépression, l'un des deux tricolores compte désormais près de 60 kilomètres d'avance sur son compatriote. Derrière les deux Français en tête, l'Allemand Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) pointe en 3e position à quelque 225 milles nautiques de Dalin. Herrmann est toujours talonné à environ 5 milles par Jean Le Cam (Yes we Cam!).

Le chassé-croisé continue

L'anticyclone et ses vents faibles qui avait pris au piège la tête de la course continue de se déplacer vers le sud de la zone d'exclusion Antarctique, domaine des icebergs, alors que dans le même temps les trois premiers navigateurs affrontent une dépression venue tout droit du nord, accompagnée de vent d'est. Pris entre anticyclone et dépression: les skippers tentent de trouver la solution de ce casse-tête offert par la météo en ce 25 décembre.

Les deux premiers ont ainsi fait cap vers le Nord afin d'éviter le cœur de la haute pression et aller chercher une bascule de vent, et avancent à petite vitesse dans une mer hachée. Jean Le Cam sur son bateau sans foils devance un peloton de cinq concurrents qui se tiennent en une cinquantaine de milles. Dans ce groupe, l'Allemande Isabelle Joschke (MACSF) est passée dans la journée de la 8e à la 6e place.

Ruyant, le "dindon de la farce" ?

Après sa spectaculaire dégringolade au classement général, Thomas Ruyant (LinkedOut) qui avait choisi une solution "nord" a repris une position par rapport au dernier pointage et occupe la 7e place. "La situation n'est vraiment pas évidente", a déclaré le natif de Dunkerque longtemps aux avants-postes du Vendée Globe. "Je suis un peu le dindon de la farce : ça part devant, ça recolle derrière. Les choix sont difficiles. C'est un matin de Noël particulier, j'ai du mal à m'en sortir", a-t-il reconnu lors d'une interview publiée sur le site de la course.

Situation inverse pour Jérémie Beyou (Charal), après son arrêt technique aux Sables-d'Olonne qui l'avait vu repartir avec dix jours de retard. Il recolle à la flotte et poursuit sa fulgurante remontée en "avalant" les navigateurs attardés un par un. Dernier en date: Didac Costa (One Planet One Ocean). Et il a Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) et le Pacifique en ligne de mire...

"Ça avance pas mal" confie-t-il. Je profite d'un front favorable et d'une mer correcte. Il y a une dépression qui se forme et elle va se creuser un peu derrière moi. Ce n'est pas si facile à gérer car elle va prendre de la consistance juste au-dessus de ma tête !", ajoute le 19e du classement. De leur côté, à 5.000 km devant Beyou, les onze premiers concurrents sont ou vont arriver dans une dépression qui pourrait s'avérer déterminante pour la suite de cette neuvième édition du Vendée Globe.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Vendée Globe

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.